Jusqu’à quelle proportion peut-on évaluer les opportunités autour du solaire au Cameroun ? Si on veut faire la comparaison entre le solaire et les autres sources, nous verrons qu’il y a un très fort potentiel solaire au Cameroun. Aussi, quand on a le solaire, on a affaire à un service continu, sans interrup tion, comme c’est le cas pour d’autres sources d’énergie. Il y a un autre pan qu’il faut re garder, notamment ceux qui utilisent sur les groupes élec trogènes. Face au solaire, il y a un temps d’investissement très court, parce que les groupes électrogènes consomment énormément d’énergie, c’est- à-dire le carburant et le coût d’exploitation est très élevé. Dès lors, la solution solaire est idéale dans le contexte came rounais actuel. Par rapport aux besoins des consommateurs, le rapport qualité-prix est-il toujours au rendez-vous ? Par rapport aux besoins des consommateurs, il faut être expert pour distinguer le vrai du faux sur le marché local. Pour s’en sortir, il faut être ac compagné d’un expert pour aller dénicher ce qui est vrai et avec des garanties qui vont généralement de cinq à 25 ans. Par contre, il y a des équipe ments qui ne font pas trois mois. La bonne qualité côtoie la moins bonne sur le marché camerounais. Nous conseillons donc aux profanes de se faire accompagner par les experts du domaine, pour tout pro jet concernant les énergies renouvelables. Est-ce que le solaire a de l’avenir au Cameroun ? Le solaire a de l’avenir. Bien que nous jugeons les équi pements chers aujourd’hui, hier ils étaient plus chers. Il y a eu certaines exonérations au niveau de la Douane par le gouvernement camerounais, ce qui a relativement baissé les coûts. Mais, en tant que spécialiste du domaine, nous souhaitons que le gouverne ment fasse encore plus, puisque au niveau des ménages et des petites entreprises, ces coûts sont jugés encore un peu éle vés jusqu’à présent, malgré les exonérations. Quels sont les besoins spécifiques des promoteurs dans le secteur du solaire ? Le premier besoin se situe généralement au niveau de la compétence. On a besoin du personnel com pétent. Il faut donc des formations de pointe pour maîtriser le solaire et les technologies autour. D’où les besoins de formation dans ce domaine. Sans formation, même si nous avons les équipements, nous ne pouvons pas les utiliser. D’où la nécessi té de former d’abord. Quand on a formé, on peut maintenant penser à la fabrication des équipe ments sur place. A terme, il faudrait avoir une masse critique de Camerounais qui pourront permettre de ne plus importer à long terme. La recherche et développement est tout aussi intéressante. Heu reusement, dans nos uni versités, il y a des filières et des départements qui ont été créés dans ce sens. Sur ce point, nous disons merci déjà à l’Etat qui a anticipé dans ce sens-là. Et je pense que la recherche et développement est la bienve nue...
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