L e président de l’Inter profession avicole du Cameroun (IPAVIC), François Djonou et les autres professionnels en par laient comme d’une attaque des marchés extérieurs pour briser l’interdit des importations. C’était en septembre, quand des chercheurs de l’université de Yaoundé I ont annoncé avoir trouvé des traces de métaux lourds dans des œufs et pou lets produits dans le Centre, le Littoral et l’Ouest. Deux mois plus tard, M. Djonou le dit clai rement : « j’ai l’impression que les consommateurs nous ont compris ». Dans les fermes et sur les marchés, se satisfait-il, « nous n’avons pas ressenti un effet négatif sur la vente des produits avicoles ». La publicité négative qui se faisait autour de ces marchan dises n’aurait donc pas pertur bé outre mesure la partie de la production qui a quitté les poulaillers durant les derniers mois de l’année en cours. 102 millions de volailles et 2,9 mil liards d’œufs étant annoncés dans les comptes de 2026. Pour ces produits locaux, des ac teurs du made in Cameroon ont d’ailleurs lancé des campagnes de soutien. Sur les thèmes : « Poulet camerounais local. Poulet congelé importé. Quel est votre choix et pourquoi ? », des entrepreneurs ont clairement fait le choix de la production domestique et exi gé une contre-expertise après l’étude qui semblait mettre le feu aux poulaillers. Une exigence apparemment inutile, les autorités du sec teur ayant rejeté clairement les alertes des chercheurs. Le ministre de l’Elevage, Dr Taïga, a déclaré à plusieurs organes de presse la semaine dernière que le poulet camerounais de meure bon à la consommation. Les chercheurs quant à eux n’ont plus donné une réponse aux critiques formulées par les acteurs de la filière. A l’inverse des aviculteurs, of fensif, Congelcam, le premier importateur de poissons au Cameroun, a ranimé le débat sur les achats à l’extérieur d’ali ments que l’on peut produire sur place. Dans les médias de tout bord, l’on a entendu parler de chantage. L’entreprise cla mait pourtant simplement son désir d’obtenir un traitement qu’elle estime plus équitable. Congelcam assure avoir en effet a perdu la moitié des quotas d’importation qui lui avaient été accordés en 2025 : soit 100 000 tonnes au lieu de 200 000 tonnes souhaitées. Un rajout de 30 000 tonnes survenant à sa demande en septembre dernier. L’effondrement du vo lume n’est pas le moindre des griefs quand on considère que la grande chaîne de poissonneries réclame des réparations pour un dommage de 13 milliards de F en marchandises avariées, conséquemment à une affaire de conteneurs débranchés au port de Douala. Depuis sa communication du 15 octobre où elle soupçonnait aussi ses concurrents d’avoir un traitement fiscal préféren tiel, Congelcam n&rsq...
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