A vec un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente un tournant éco nomique et commercial à bien négocier par le Cameroun. Selon les projections de la CEA, la ZLECAf pourrait accroître le commerce intra-africain de 45% d’ici 2045. Le pays est engagé dans un cycle visant à tirer le bon parti de ce marché unique. Lors de la 12e édition du Cameroon Business Forum tenue du 22 au 23 octobre dernier à Douala, le président du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), Célestin Tawamba, a vu en la ZLECAf une opportuni té, même si elle reste hors de portée des capitaines d’industrie malgré les premières mesures du ministère du Commerce. La ZLECAf constitue donc une opportunité à capitaliser par le Cameroun pour élargir ses débouchés, diversifier ses exportations et renforcer sa participation aux chaînes de valeur africaines. Le choix por té sur les réformes pour faire du Cameroun un pôle indus triel et commercial majeur en Afrique dans le marché unique continental s’inscrit dans la vo lonté d’en faire un levier de compétitivité de l’économie camerounaise. Tel qu’indiqué par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, la réalisation de la ZLECAf nécessite la mise en place de plusieurs préalables : réduire les coûts de production et de transaction qui pèsent sur la compétitivité de nos en treprises, notamment l’énergie, la logistique, le transport et la fiscalité. Les échanges ont insisté égale ment sur l’urgence d’accélérer la facilitation des échanges par la simplification et la dématé rialisation des procédures, la fluidité du passage aux fronti&egr...
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