D ans un établissement de microfinance (EMF), toutes les transactions, qu’elles émanent des membres du conseil d’adminis tration, de la direction générale ou du personnel, sont sources de risques. Pour s’assurer que l’EMF soit à l’abri de ces risques, le contrôle est présenté comme une solution technique et pra tique. Une fois implémenté, il permet de mettre à nu des dysfonctionnements, comme les détournements occasionnés par des directeurs généraux, l’incompétence de ces derniers ou la complaisance des membres du conseil d’administration. Lors d’un forum organisé à l’intention des contrôleurs permanents et des respon sables de la conformité des EMF par Microfinance Academy du 21 au 22 octobre dernier à Douala, l’accent a été mis sur le contrôle permanent. « Si tous les jours on contrôle, on découvre des risques, des erreurs et des fraudes, on les dénonce et on les corrige di rectement. Alors que si on attend de venir une fois tous les deux mois, un mois après ou six mois après, on trouvera que les caisses sont vides », confie David Kengne, forma teur. Notre source indique que, quand le contrôle de tous les jours est bien fait, les gens ont peur de faire des déviations, de violer les textes et de mettre l’entreprise en insécurité. Une cinquantaine de participants issus de 25 EMF ont examiné les modalités d’application du contrôle permanent dans les agences, la place de la confor mité dans la gouvernance des établissements et leur capaci té à répondre aux exigences de ...
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