« Derrière chaque ressource non mobilisée réside une capacité de financement qui n’est pas mise au service de l’entretien du patrimoine routier national ». Phrase de Aubin Essaïe Moussa, l’administrateur du Fonds routier, le 4 septembre dernier à Yaoundé, lors d’un atelier de vul garisation du rapport de l’Institut national de la statistique (INS) sur la performance du système de collecte relatifs aux taxes et amendes pour la route. C’était en présence du ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye, président du conseil de gestion de l’entreprise. Avec un linéaire estimé à 122 000 kilomètres dont seulement 8,7% sont bitumés, l’entretien des in frastructures constitue une prio rité pour les pouvoirs publics. En sachant que, le transport routier, qui représente environ 80% de la création de richesse dans la branche, est le principal vecteur d’échanges de biens et de services. Cependant, préser ver ce patrimoine routier a un coût. Les études du ministère des Travaux publics évaluent le besoin annuel d’entretien à près de 800 milliards de F, tandis que la loi de finances 2026 ne prévoit qu’une enveloppe de 60 milliards de F pour le Fonds Routier. Face à ce gap financier, l’entreprise a commandé une étude du sys tème de collecte de ses deux principales ressources que sont la Taxe spéciale sur les produits...
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