A l’ère de la dictature des écrans, la publicité a dû se réinventer. La « génération tête baissée » fait de moins en moins attention aux panneaux d’affichage et scrolle plus vite qu’elle zappe. Pour mieux se vendre, les marques sont obligées de suivre le rythme. Là encore, les grosses pointures ont déjà pris de l’avance. Comme ce géant néerlandais de l’électronique dont les machines à café, aspirateurs et fers à repasser sont très subtilement associés à l’intrigue d’une Telenovela turque dif fusée actuellement dans plusieurs pays, dont le Cameroun. Ces productions à l’eau de rose encore très consommées en Afrique, ne vendent plus seulement le rêve, mais des produits du quotidien. Si associé en plus à l’image du personnage principal de la série, le placement de produit a plus de chance de faire effet et déclencher la décision d’achat chez le téléspectateur-consommateur. Cette autre stratégie marketing a la particularité d’utiliser la culture comme rampe de lancement, de positionnement et d’expansion, sans artifices. Un modèle que les productions africaines commencent elles aussi à reproduire, avec des séries de plus en plus consommées sur le continent, principalement en ligne, où l’audience est presque acquise ou pas. Pour faire la différence, créateurs de contenus et autres « influenceurs » semblent régner en maîtres. Leurs fonds de commerce, ces communautés qu’ils se créent à force de buzz, clashes, réels, stories, posts, vidéos et productions diverses. Plus les « vues » montent, mieux ça vaut pour les contrats publicitaires ou les placements de produits. Une émulation qui ne profite pas encore réellement au Made in Cameroon pourtant en mal de visibilité. Au moment même où nos produits laitiers, très compétitifs doivent répondre à la concur rence des marques étrangères, un yaourt fait à base de nos produits laitiers partagé par un créateur de contenus suivi par une communauté de plus de deux millions d’Internautes, suffirait à créer le déclic chez ses « followers ». Pourquoi pas un challenge « Cuisinons le riz de Yagoua » ? A l’image du challenge « Découverte Cameroun » abondamment relayée ces derniers jours par deux créateurs de contenus (Camerounais et Ivoirien) proposant des immersions dans des sites touristiques. Des vidéos destinées à proposer un narratif différent, positif, pour susciter le choix du Cameroun comme ...
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