P our faciliter le paiement des frais de scolarité dès la rentrée, le groupe scolaire Sainte grâce de Yaoundé dispose désormais d’un ensemble de comptes ban caires et des numéros appro priés pour le transfert d’argent. Les communiqués et affiches précisent que les parents qui sollicitent ces services finan ciers doivent en plus des frais scolaires qui varient de 100 000 F à 250 000 F, débourser des frais additionnels qui s’élèvent à 500 F par opération et à 1000 F pour ceux qui payent tous les frais scolaires et d’examen d’un coup. Les établissements financiers (banques, microfi nances et sociétés de transfert d’argent) déploient diverses stratégies marketing pour conquérir ces opportunités de gains financiers. Les établissements financiers présentent leurs offres de finan cements (crédits rentrée, prêts express, avances sur salaire…), comme appropriés pour couvrir les frais d’inscription, d’achat des fournitures et autres dépenses liées aux charges scolaires. Dans ce marché, les banques se battent pour fidéliser leurs clients. Dans leur escarcelle, il y a les frais d’ouverture de compte qui varient selon les structures, entre 20 000 F et 50 000 F par établissement scolaire. Ces frais oscillent entre 4500 F et 10 000 F au sein des microfinances. Il y a ensuite des prélèvements d’entretien de compte qui va rient entre 10 000 F et 40 000 F par trimestre. « C’est ainsi que la structure financière qui enregistre le plus d’entreprises gagne plus », souligne Karim Ngoumou, expert financier. Le revenu des institutions fi nancières provient aussi des commissions sur les transac tions. Certains transferts sont facturés à des coûts fixes qui varient entre 200 F et...
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