A musé par l’effet qu’il produit, Michael Ndekebaï Meyie in siste : sur Tik-Tok, on peut apprendre beaucoup de choses dans tant de domaines de la science et des techniques. « En dehors des vidéos pour faire le buzz », précise ce jeune homme de 21 ans aux allures d’adolescent. C’est sur ce réseau social qu’il a eu une idée favorable à la balance commerciale du Cameroun : fabriquer du matériel de sport sur place. Tout a commencé en novembre 2025 après avoir regardé une vidéo sur ce réseau social, un tutoriel pour des haltères faits à la maison. « Comme athlète amateur, j’ai commencé à faire pareil pour mon propre usage. Et puis je me suis dit : quelqu’un d’autre pourrait en avoir besoin », se souvient Michael Ndekebaï. La multipli cation des premiers modèles a commencé ainsi. Quatre outils pour sportifs sortent de ses expérimentations dans un coin de la demeure familiale : barres de traction, haltères, kettlebells, disques pour lester les barres. Tout en s’améliorant surtout pour le visuel qui le préoccupe tant : « Vous savez que le reproche qu’une bonne partie de l’opi nion fait aux produits locaux se rapporte bien à la qualité. » En ce moment, il s’agit encore d’une affaire pour satisfaire l’entourage, quoique déjà inscrite dans une logique entrepreneuriale. Alors, elle se donne un nom commercial, en anglais : « Me Vs me » et une devise : « Le vrai combat est en toi ». Ce qui rappelle bien le leitmotiv des grands sportifs souvent jeunes comme le tiktokeur Michael Ndekebaï Meyie qui s’en va entamer sa cinquième année d’études d’informatique à l’université de Yaoundé I. Alors, des amis comme son associé Kévin Tachoug, inscrit lui à l’Ecole nationale supérieure des travaux publics, le rejoignent pour structurer les activités. Les deux co-porteurs du projet fréquentent certains chantiers de con...
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