U ne séance de mo tivation suivait un cours d’initiation à la création d’entre prise par des professionnels de l’encadrement mis à dis position par le ministère des PME, de l’Economie sociale et de l’Artisanat. Et des dizaines de jeunes venus des universi tés publiques comme privées accédaient à la première étape de la création d’une entreprise : l’idée. Ce huitième salon du Génie et talent de l’étudiant camerounais (GETEC) donnait ainsi l’occasion de préparer une nouvelle cuvée d’entrepreneurs au moment de se refermer sur la place de l’Indépendance à Yaoundé, le 14 août dernier. Quatre jours avant, dans les couloirs du salon, des débutants de la précédente édition étren naient les services et biens de PME nées dans ce sillage depuis les années précédentes. Une manifestation de la justesse du choix gouvernemental, dira le ministre d’Etat, ministre de l’En seignement supérieur, Jacques Fame Ndongo au moment de toucher du doigt les fruits des concours que l’Etat a appor tés à ces start-ups. Dans une explication terre-à-terre, il a dit en substance : certains posent la question de savoir si l’université va faire du foléré, je réponds oui. L’étudiant-en trepreneur est dans la stratégie gouvernementale un accéléra teur de la production locale, pour réduire les importations, propulser l’économie came rounaise vers l’émergence. Sommes-nous en train de « briqueteriser » l’université ? Non, c’est son rôle d’imaginer des transformations, complè tera Fame Ndongo dans une logique pédagogique car ceux que le GETEC vise « sont des capitaines d’industrie en herbe ». De fait, il ne s’agit pas que de banales transformations. Mais bien d’une culture différente qui s’exprime dans cet espace dédié à la valorisation de la créativité, de l&rsqu...
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