C inq minutes chrono. C’est le temps qu’il faut parcourir avec le bac entre l’arrondisse ment de Malantouen dans le département du Noun (région de l’Ouest) et l’arrondissement de Ngambe-Tikar dans le dé partement du Mbam-et-Kim (région du Centre). Le point de passage construit en bois est vital pour le transport des personnes et des biens. Opé rationnel entre 8h et 18h, il est l’œuvre de la Scierie du Mbam-et-Kim (SMK), entre prise forestière de première catégorie installée dans la lo calité de Ngambe-Tikar. Les communautés ne cessent de magnifier l’importance du bac. Le maire de Ngambe-Tikar va plus loin. Selon Mathieu Belinga Iyawa, la création de l’ouvrage a dopé le commerce entre les peuples Tikar et Bamoun. Le développement avance à vitesse grand V, estime-t-il. Mieux, le lien entre la commune et l’exploitation forestière est un conte d’amour, à en croire l’édile. « L’essor de l’arrondis sement est lié à l’exploitation forestière, notamment dans les années à partir des années 1990, avec l’avènement de la société forestière Hazim qui a laissé ses marques », relate le magistrat municipal. Il se murmure que l’entreprise qui appartenait à un Libanais, a engagé les premiers efforts de désenclavement de la localité. Jusqu’en 2015, les routes créées étaient l’œuvre des sociétés forestières. A l’instar de la route qui mène vers Nditam puis à Ngoro réalisée par le groupe Miguel Khoury. Ou encore les routes qui vont vers Malantouen ou Ntui, œuvres de la société...
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