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Etudes en Occident: Le poids de l’inflation

Pour tenir compte de l’environnement du pays d’accueil, les candidats sont obligés de débourser des sommes en relative progression.

D ans le milieu des organi­ sateurs de voyages en Occident pour raison académique, personne ne trouve le sujet spécialement intéressant : parce que là-bas, disent-ils, les prix s’ajustent régulièrement. Dans ces sept pays États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Allemagne, Canada, Russie et France – qui concentrent la moitié des étudiants interna­ tionaux, mais aussi Belgique, Espagne, la vie coûte plus cher qu’au Cameroun, note Louis Efome, un conseiller qui s’ap­ prête à lancer sa start-up dans le domaine. « Beaucoup viennent à nous en posant la question : com­ bien faut-il pour partir ? Or, les situations sont assez variées. La réponse à cette question tend toujours à savoir quelles études le candidat à l’expatria­ tion veut poursuivre. A partir de là, on élabore des schémas, on conseille même si la bourse est capitale pour savoir en dé­ finitive ce qu’on fera », résume Mirabelle Fon, business deve­ lopment manager à la Kelden University Institute de Yaoundé. L’établissement a fondé une partie de son plan d’affaires sur la possibilité de se préparer sur place à mieux intégrer des universités en Grande-Bretagne, en Australie Ce n’est pas l’avis de Michel Kouam, employé d’un sous-trai­ tant de la compagnie ferroviaire nationale, il séjourne à Yaoun­ dé pour préparer le départ de l’aînée de ses enfants. « Les prix sont le premier handicap pour tout acheteur, ou tout au moins pour un simple employé comme moi », observe-t-il. Pour sa fille, il a déjà pensé à un mo­ dèle de financement : lancer une activité commerciale que son épouse gèrera entre Belabo et Bertoua. De quoi augmenter les revenus de la famille et payer la future scolarité de Merveille qui ira probablement étudier la médecine vers l’une des desti­ nations où M. Kouam a de la famille : Belgique, Allemagne ou France. Dans ces pays industrialisés où l’inflation se répercute quasi instantanément sur les fac­ tures du quotidien, parler de renchérissement serait igno­ rer l’environnement, bien que globalement, reconnaissent les spécialistes du domaine, par­ tir vers ces horizons-là appelle chaque jour davantage à mettre la main à la poche pour suivre une tendance mondiale forte : trois fois plus d’étudiants ont quitté leur pays depuis 20 ans selon l’UNESCO. A la rentrée de 2020, les étudiants camerounais représentaient plus de 8% des apprenants en provenance du Sud, dans le royaume belge. Entre 2015 et 2020, ce chiffre est en progression de 31%, note Joseph René Nkondjock Nde­ bi dans une recherche sur les motivations de l’immigration datée de 2024. Au Canada, il y a également six ans, les inscrits venant du Cameroun représentaient plus de 6% des migrants venus d...

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