Réalisé selon le modèle PPP, l’infrastructure permettra d’exploiter les minerais de fer de Mbalam et de Nkout.
D’ici la fin de cette année, les premiers coups de pioche pourraient être visibles sur les sites de construction du chemin de fer Mbalam-port de Kribi et du terminal minéralier de l’espace portuaire. Les gages donnés par les sociétés partenaires, Bestway Finance Ltd et AustSino Resources Goup Ltd, le 25 février dernier à Yaoundé, sont des signaux positifs pour la matérialisation de ce projet qualifié d’intégrateur par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè. Intégrateur dans la mesure où près de 600 km de rail (dont 510 km en terre camerounaise) seront réalisés pour relier les sites miniers d’Avima, de Badondo et de Nabeba en République du Congo au port de Kribi au Cameroun. L’objectif de production annuelle s’élève à 50 millions de t du côté d’Avima, 30 millions de t du côté de Nabeba et 20 millions de t du côté de Badondo. Les gisements à exploiter sont situés dans le craton du Kasaï situé au nord-ouest du Congo et au sud-est du Cameroun. De l’avis du directeur général de la société Bestway Finance Ltd, Alexandre Mbiam, il s’agira du plus grand projet minier réalisé jusqu’à ce jour dans la zone Cemac. A terme, les deux pays deviendront la cinquième plus grande puissance productrice de fer de la planète, derrière l’Australie, la Chine, le Brésil et l’Inde.
Un terminal minéralier multimodal d’une capacité annuelle d’au moins 100 millions de tonnes sera également construit au port de Kribi. « Le développement du projet de chemin de fer offre l’opportunité au Cameroun de diversifier son offre de transport dans la mesure où le trafic pourrait être ouvert au transport des marchandises au moment de l’exploitation. Il facilitera également le développement des infrastructures connexes bénéfiques pour les localités riveraines », a rassuré le minist...
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