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Forum économique de Davos : La mondialisation à l’épreuve des divisions

Alors que l’Occident se fracture avec la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne et que l

Davos 2018 se termine en demi-teinte. Deux visions se livrent un bras de fer au sujet de la mondialisation économique. L’une d’elles est résumée dans le thème de la réunion annuelle du Forum Economique Mondial (FEM) de cette année : «Créer un avenir partagé dans un monde fracturé ». En effet, Klaus Schwab, fondateur et président du FEM, a expliqué à l’Agence de presse Xinhua qu’alors que de nombreuses sociétés continuent à faire face à l’instabilité, les nations et les économies adoptent de plus en plus des positions concurrentielles en raison d’intérêts divergents, et des fractures apparaissent au sein même des pays. 

L’Amérique d’abord de Donald Trump

La vision soutenue par le président américain, Donald Trump, « l’Amérique d’abord » a éloigné son pays de plusieurs accords multilatéraux et inquiété ses alliés. Sur le plan international, le train de la mondialisation et de l’intégration recule. Les Etats-Unis sont venus à Davos promouvoir leur politique «America First ». D’après les économistes représentés au Forum, les réformes fiscales de Donald Trump auront probablement un impact direct sur l’Union européenne (UE) en attirant des entreprises de haute technologie en provenance d’Europe.

Un Occident divisé 

La chancelière allemande Angela Merkel a, elle, plaidé pour un renforcement de l’UE dans les domaines de la politique extérieure et de l’aide au développement, présentés comme les points faibles d’une Europe invitée « à surmonter ses divisions ». Le président français, Emmanuel Macron a, lui, proposé un nouveau contrat mondial qui appelle à davantage de coopération entre les États, de sorte que chacun ne joue pas des avantages compétitifs, concurrentiels qui sont les siens au risque d’exacerber les problèmes. Un message qui s’adressait clairement « aux deux grands que sont les États-Unis et la Chine », selon Sami Rahal, président de Deloitte France et Afrique francophone qui s’est confié à La Croix. Emmanuel Macron a la conviction que la mondialisation est une chance. « Ceux qui pensent que l’on peut la refuser, qui prônent le protectionnisme et le repli sur soi, se trompent », a poursuivi Sami Rahal.

La Chine rêve d’unité

Cette année, la participation de la Chine au Forum s’est centrée sur des mesures visant à stimuler l’économie mondiale et réformer la mondialisation. Wang Yiwei, professeur à l’Université Renmin de Chine, estime que l’initiative chinoise dénommée « La Ceinture et la Route» transformera la concurrence en coopération en établissant des interconnexions entre les pays et en renforçant le libre-échange, les investissements, ainsi que la coopération en matière d’infrastructures. 

 

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