loader

Réserves obligatoires : Moins de pression pour les banques

En application d’une décision du Comité de politique monétaire de la BEAC, elles ne sont plus tenues

Le président du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Abbas Mahamat Tolli a signé le 2 novembre 2017, la Décision n°11/CPM/2017 portant modification du mode de constitution des réserves obligatoires dans la CEMAC. Il est clairement indiqué à l’article 2 de cette décision que « l’établissement de crédit est tenu de constituer en moyenne mensuelle sur son compte courant ouvert dans les livres de la BEAC le montant des réserves obligatoires requis sur la période de référence. Il n’est pas obligé de maintenir chaque jour ledit montant en compte sur toute cette période. A la fin de chaque période de constitution, la BEAC s’assure que le solde moyen des avoirs en compte courant de l’établissement de crédit est au moins égal au niveau des réserves obligatoires à constituer au cours de la période de référence ». 

Depuis septembre 2001, les banques commerciales agréées par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) doivent conserver une partie des dépôts qu’elles collectent auprès de leur clientèle, dans des comptes rémunérés appelés « comptes de réserves obligatoires», tenus par la BEAC. Avant cette nouvelle décision du président du CPM, ces établissements de crédit étaient tenus de constituer les montants requis de manière quotidienne. Autrement dit, ces comptes de réserves obligatoires devaient être fournies à hauteur des sommes arrêtées chaque jour. Le texte signé par Abbas Mahamat Tolli offre désormais la possibilité aux banques de constituer ces réserves en moyenne mensuelle. Ce qui signifie pour ces établissements, moins de pression dans la gestion quotidienne de leur trésorerie. Il revient dès lors aux banques, de s’organiser en interne pour s’assurer que le solde de leurs comptes de réserves obligatoires, à la fin de chaque mois, soit à jour. En cas de manquements à cette obligation, la Banque centrale est autorisée à débiter d’office les intérêts de pénalité des comptes des établissements défaillants.

S’agissant du Cameroun, des données officielles datant de fin juin 2017, révèlent que le montant des réserves obligatoires constituées, rémunérées au taux de 0,05% se chiffre à 193 milliards de F contre 182,6 milliards de F au 30 juin 2016. Elles représentent 33% de l’ensemble des réserves des banques à la BEAC.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire