loader

Déchets plastiques : Plus de 50.000 tonnes à exploiter

NAMé et SABC organisent la réaction pour dynamiser une activité réduite au minimum.

Environ 10% des déchets plastiques seulement sont régulièrement récupérés et recyclés. C’est une moyenne indicative généralement admise, surtout dans des environnements où les statistiques ne sont pas aisément établies et disponibles. Sur cette base et bien d’autres, jeudi dernier à Douala, NAMé Recycling, les Brasseries du Cameroun ont mis en commun leurs moyens pour sensibiliser durant un séminaire professionnel les producteurs de tels rebuts à Douala et les décider à agir davantage pour faire plus que les 2 à 3000 tonnes actuellement collectées, traitées et réintroduites dans le circuit économique. 

Dans l’exemple camerounais, l’indication doit être mise en rapport avec les 600 000 tonnes de marchandises en matière plastique que produit la plasturgie locale. Le potentiel camerounais est plutôt « appréciable », estime à cet égard Steve Claus, expert belge invité par les organisateurs. De son point de vue, comme en Belgique où l’on a imaginé un modèle de recyclage suivant les matières concernées et les moyens du pays, le Cameroun devrait commencer par penser son système de recyclage. 

La démarche consisterait tout d’abord à sensibiliser les gens au tri sélectif, au comportement participatif, ces utilisateurs finaux sans qui « rien n’est possible ». « Il faut une législation réaliste et flexible. L’exécution doit tenir compte des petits collecteurs qui sont déjà sur le terrain et fixer des objectifs par étape, cibler des zones pilotes où le potentiel est important… », a proposé Steve Claus. Pour lui, ce marché où l’on dépense 150 à 300 000 F pour recycler une tonne de plastique usagé, va croître régulièrement. 

Un marché potentiel de création d’emplois sur lequel Roblain Namegni, promoteur de NAMé Recycling s’investit mais qui exige une réorganisation : « Il faut réduire les coûts et évaluer les situations de chaque produit à recycler, alors seulement on saura qui supportera les charges. » Les industriels désirent en effet ne plus avoir à payer davantage pour recycler... 2018, devrait être l’année d’expérimentations de solutions que propose la jeune Pme.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire