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Prospective

Des atouts naturels à capitaliser

Qu’il s’agisse du riz, du poisson ou d’huiles végétales raffinées, les importations massives enregistrées ces dernières années prennent du volume. Et lorsque la fraude et la contrefaçon s’en mêlent, l’industrie locale broie du noir. Au regard de la capacité locale de la production d’huiles végétales raffinées, les industriels s’accordent à dire que le Cameroun n’a pas besoin de recourir à l’importation pour satisfaire la demande nationale. En prenant le poisson (maquereaux, bars et capitaines et autres), un des aliments préférés des Camerounais, les importations étaient de 101 119 tonnes en 2013. Soit une valeur de 68,6 milliards de F. La production locale qui est de 180 000 tonnes ne satisfait plus les besoins de la population nationale. La demande étant de 400 000 tonnes. En ce qui concerne le riz, les importations ne cessent d’augmenter. La production locale tourne autour de 100 000 tonnes. Alors que les besoins sont estimés à plus de 400 000 tonnes. En 2013, les importations ont atteint le pic de 552 000 tonnes, pour un montant de 156,6 milliards de F.  Ces importations nous coûtent très chères. Et le Cameroun ne saurait s’offrir le luxe de laisser sortir continuellement tant de devises, et compromettre ainsi des milliers d’emplois qui pourraient être protégés ou créés dans les différents secteurs concernés. Parce que les filières riz, poisson et huiles végétales raffinées, mieux structurées, pourraient, sans nul doute, générer plus de richesse et employer plus de personnes. Et ainsi réduire le chômage des jeunes.

Le renforcement des dispositifs de surveillance de notre espace commercial pourrait contribuer de manière significative à réduire l’approvisionnement et la commercialisation des produits frauduleux et contrefaits sur le marché national. L’accélération de l’agriculture de seconde génération à travers la modernisation de l’outil de production et la facilitation de l’accès à la terre pourrait aussi constituer une piste de relance de l’industrie locale. L’intensification de la pêche industrielle et le développement de la pisciculture pourrait également contribuer à résorber le déficit de la production. Il n’est pas superflu de s’inspirer d’ailleurs des exemples des pays de l’Asie du sud-est tels que le Pakistan, l’Indonésie ou des pays africains comme le Sénégal  qui ont réussi à produire du riz en grande quantité. Lequel inonde nos marchés. Nous disposons de terres arables à travers les quatre aires agro-écologiques du pays. Enfin, la position naturelle du Cameroun, avec l’ouverture sur la mer et l’existence de plusieurs fleuves, rivières, barrages et autres retenues constitue un atoutsà capitaliser pour doubler notre production halieutique. 

 

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