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Café robusta : L’interprofession en quête de « champions »

L’évaluation de la campagne caféière 2016-2017 a eu lieu récemment à Abong-Mbang, dans la région de

Problème d’approvisionnement en intrants ; faible capacité d’autofinancement des producteurs, collecte et transmission des statistiques de commercialisation pas organisée; structuration des organisations de producteurs en question; non respect de la réglementation en vigueur, etc. La réunion d’évaluation du déroulement de la campagne caféière robusta 2016-2017 tenue récemment à Abong-Mbang, dans la région de l’Est a permis de noter la résurgence des mêmes problèmes et difficultés chez les producteurs. Des défis récurrents auxquels il semble encore compliqué de trouver des solutions. Pourtant, il faut bien avancer pour améliorer la production du Cameroun, en baisse depuis quelques années. 

Certes, les producteurs se sont engagés à renforcer la structuration de leurs organisations, à transmettre leurs statistiques aux autorités compétentes…Mais, il s’agit en réalité de propositions qui, pour la plupart, ne sont pas nouvelles. « Je cherche des champions, des producteurs qui veulent avancer. Nous voulons avancer », a déclaré Omer Gatien Maledy, secrétaire exécutif du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC). D’où l’investissement que fait notamment le CICC sur les jeunes, à travers le programme « New Generation » dont les effectifs seront doublés l’année prochaine. Omer Gatien Maledy a cependant indiqué que l’interprofession continuera à travailler avec les producteurs, tant que les problèmes évoqués subsisteront, même s’ils sont récurrents. «Nous voulons ressembler à des pays qui s’en sont sortis, malgré des conditions aussi difficiles que les nôtres ».

La campagne 2016-2017 a été officiellement lancée le 22 février 2017, dans un contexte marqué par une stagnation de la production et des prix bord champ en reflux. Et, même si aucun chiffre n’a été officiellement communiqué, selon des responsables du CICC, la présente campagne reste dans la lignée de la précédente. « Il n’y a pas encore eu le rebond attendu », confie un haut cadre. De 1991 à 2017, la production annuelle du Cameroun est passée de 103 000 tonnes environ à quelque 20 000 tonnes par an. Conséquence, le pays a chuté du 14e au 30e rang mondial au classement des producteurs. Les rendements des producteurs camerounais oscillent entre 300 kg et 500 kg l’hectare, alors qu’au Vietnam, par exemple, on enregistre des pics de 6 tonnes à l’hectare.

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