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Confection de sacs : La valeur ajoutée des perles

Installée à son compte au quartier Mimboman à Yaoundé, Brigitte Massan à Biroko offre une variété d’

Rectangulaires, ovales, carrés, trapézoïdales… Les sacs Laby’Design que Brigitte Massan à Biroko confectionne en se servant entre autres de perles sont vendus entre 25000 et 60 000 F. Elle rentabilise, la formation reçue au cours d’un atelier de vacances organisé par le ministère des Arts et de la Culture (MINAC). La confection de sacs à base de perles, cette comédienne et actrice, y a pris goût, au point d’en faire un métier à temps-plein, tout en partageant son savoir-faire aux Africains en général et aux Camerounais en particulier.

Au travers des perles, elle manipule, grâce aux fils de pêche, ficelles, lacets, pour confectionner ses articles. Dans son atelier situé au quartier Mimboman à Yaoundé, sont exposés des sacs, babouches en lacet entrecroisées de dés, de consonnes ou des voyelles, au prix de 2500 F à 5 000 F. Les colliers et bracelets coûtent 1 000 F. Les prix des pots de fleurs en perles varient entre 25 000 et 35 000 F. Fruit d’un travail que Brigitte Massan à Biroko mène avec le concours de deux jeunes employées l’âge varie entre 15 et 18 ans. 

Les perles utilisées sont de différentes grosseurs et couleurs (noire, rouge, vert, maronne, violette, blanche). Idem pour les fils, autre matière utilisée pour la confection des sacs. Laby’Design proposent ses articles à tout le monde. Les pots de fleurs, sacs à main, bracelets porte-monnaie, pochettes sont faits à la main. Inscrites dans le registre du (MINAC) depuis 2004, ses œuvres sont exposées pendant différentes foires culturelles. 

La fabrication de différents articles se fait sur commande, sur la base du choix opéré par le client. Dame Massan à Biroko, âgée de 60 ans, fait de la satisfaction de la clientèle, sa principale motivation. « La vente d’un sac n’est pas toujours immédiat. Je peux passer des mois sans vendre. Mais lorsqu’un client se présente, il n y’a aucun regret », confie-t-elle. Et d’ajouter, « ce métier d’artisan nourrit son homme et incite à la créativité ». Dès janvier 2018, elle envisage de confectionner un nouveau style de babouches qui sera mis sur le marché en vue de rompre avec la monotonie.

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