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Agro-industrie à l’Ouest : Les bons points du partenariat public-privé

Dans le département du Haut-Nkam notamment, de nombreuses initiatives nées de cette collaboration po

Grand bassin de production agropastoral d’antan, le département du Haut-Nkam veut retrouver ses lettres de noblesse et passer de la production à la transformation agropastorale. Ceci, grâce à un bon partenariat entre le secteur public et le secteur privé. Le gouverneur de la région de l’Ouest, Augustine Awa Fonka, a visité et encouragé les initiatives qui émergent dans ce département lors de la tournée socioéconomique qu’il a effectuée dans ce département du 6 au 8 décembre derniers. A Bakou, depuis trois ans, la commune a lancé le projet « New génération », en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader). La mairie offre des plants améliorés et des intrants aux jeunes après avoir financé leur formation. Les spécialistes du Minader apportent l’expertise technique pendant trois ans (jusqu’aux premières récoltes) à ces jeunes agriculteurs. Selon le maire Charles Emedec, « ce projet permet aux jeunes qui se perdent dans le chômage et l’exode rural, de constater que le travail de la terre est rentable ». 

A Babouantou, S.M. Pierre Kaleuk Mougoue présente sa plantation de cacao et de palmier à huile réalisée sur une superficie de 40 hectares et qui lui permet de récolter en moyenne 2,5 millions de F par saison après commercialisation. Celui qui pratique l’agriculture depuis 21 ans, déplore le fait que les intrants agricoles, la main-d’œuvre et d’autres difficultés s’imposent comme des pesanteurs et absorbent une bonne partie de ses rentrées financières.

Au complexe avicole agropastoral des princes, Come Tienta, le promoteur indique que son entreprise produit chaque semaine des milliers de poussins d’un jour (chairs et pondeuses) et forme de nombreux jeunes qui veulent se lancer dans le secteur avicole. 

A Kekem, les usines de transformation agroalimentaires se multiplient et, progressivement, sont en train de faire de l’arrondissement une ville industrielle. Le cas de la société NEO Industry S.A., une unité de traitement des fèves de cacao. Fruit d’un partenariat entre Emmanuel Néossi (opérateur privé) et le ministère en charge de l’Economie (partenaire public), cette entreprise en construction (50% de réalisation) emploie près d’un millier de travailleurs aujourd’hui et compte recruter près de 2000 autres dès sa première année de fonctionnement. Le gouverneur Augustine Awa Fonka a félicité ce bon partenariat opérationnel entre le secteur public et privé. 

 

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