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Climat : L’alternative de la finance verte

Elle apparaît comme l’un des principaux leviers à actionner pour la préservation de la planète.

Le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat a suscité plusieurs interrogations. En effet, comment atteindre les objectifs de réduction du réchauffement climatique à un seuil de 2°C à l’échelle planétaire en l’absence du deuxième plus gros pollueur du monde? Comment mobiliser 100 milliards de dollars par an, soit plus de 55 603,5 milliards de F, en faveur de la lutte contre les changements climatiques sans la contribution des Etats-Unis? Cette préoccupation semble avoir trouvé une réponse à l’issue du One planet Summit de Paris, organisé le 12 décembre dernier par la France, l’ONU et la Banque mondiale.

Outre les promesses de contributions formulées aussi bien par les Etats, les institutions bancaires et les particuliers, la finance verte apparaît comme une alternative non négligeable. Le Dr Cyrille Kamdem la définit comme « l’orientation des investissements à destination des projets respectueux de l’environnement, moins pollueurs ». La Banque mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (BAD) se sont engagées dans cette optique. Dans un communiqué publié à l’issue du One Planet Summit, la BM a annoncé qu’elle « cessera de financer les activités en amont du secteur pétrolier et gazier après 2019 ». En outre, 28% de ses prêts seront consacrés à l’action climatique d’ici à 2020. Pour sa part, le président de la BAD, Akinwumi Adesina, s’est targué de ce que tous les projets énergétiques financés en 2017, concernaient des énergies renouvelables.

A côté des institutions bancaires, les Etats peuvent aussi compter sur la philanthropie de certains particuliers pour financer la lutte pour le climat. Il s’agit notamment de Bill Gates qui a créé un fonds d’un milliard de dollars (plus de 556 milliards de F) destiné à financer des projets d’énergie verte. Par ailleurs, certains Etats riches, comme la France et le Canada, ont promis d’investir jusqu’à 300 millions de dollars (plus de 176,7 milliards de F) pour lutter contre la dégradation des sols.

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