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Agenda des Objectifs de développement durable (ODD)

Les enjeux pour le Cameroun

Introduction

Le 25 septembre 2015, les dirigeants du monde, reconnaissant que le développement humain et la préservation de notre planète vont de pair, ont décidé de capitaliser sur les nombreux succès enregistrés aux travers des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) pour poursuivre l’éradication de la faim et la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous d’ici 2030. C’est ainsi qu’ils ont adopté un nouvel ensemble de 17 Objectifs de développement durable (ODD) structurés autour de trois axes à savoir : neuf (09) OMD reconduits et renforcés, quatre (04) nouvelles ambitions mondiales en matière de développement et quatre (04) défis émergents.

Deux ans après l’adoption dudit programme et aux lendemains de l’organisation à Paris du « One Planet Summit », il nous semble opportun de repréciser les enjeux de ce programme et d’envisager une trajectoire mesurable pour le Cameroun. Dans cette perspective, il convient de rappeler que depuis le 3è Sommet de la Terre à Rio en 1992, la notion de « développement durable» a été élargie et comporte désormais trois dimensions interconnectées :

- La dimension environnementale soulignant la nécessité de préserver la diversité des espèces ainsi que les ressources naturelles et énergétiques ;

- La dimension sociale se préoccupant de la satisfaction des besoins en matière de santé, d’éducation, de logement, d’emploi, de mixité sociale et intergénérationnelle ;

- La dimension économique reconnaissant la nécessité de maintenir le lien entre la création des richesses et l’amélioration des conditions de vie matérielles.

En gardant à l’esprit ces trois dimensions qui fondent le contenu de différents ODD, l’on circonscrire les enjeux de la durabilité du développement autour de deux grands piliers interdépendants à savoir, le pilier économique et social d’une part et le pilier environnemental et politique d’autre part.

I. Les enjeux de la durabilité économique et sociale pour le Cameroun

Dans les analyses de la pauvreté, il est généralement admis que la variation du bien-être au sein d’une population dépend de deux composantes à savoir : l’effet accroissement du revenu moyen de la population à distribution relative inchangée et l’effet redistribution des revenus à niveau de revenu inchangé (Datt et Ravallion, 1992 ; Kakwani, 1993). Sur cette base, l’on peut donc affirmer que les enjeux de la durabilité économique tournent autour de la nécessité d’une croissance soutenue et de l’équité, lesquels permettent d’améliorer la qualité de la vie. 

Quant à la durabilité sociale, nombre de travaux en économie démontrent qu’un niveau élevé d’inégalités de revenus peut avoir un effet négatif sur le niveau et la durabilité de la croissance (Ostry, Berg, and Tsangarides 2014 ; Dabla-Norris, et al, 2015). Plusieurs raisons peuvent être évoquées à ce sujet. 

Une société divisée est exposée aux conflits sociaux et à l’instabilité politique, lesquels découragent l’investissement et l’entrepreneuriat.

La probabilité qu’un pauvre ait accès aux services de santé et d’éducation et puisse en assumer les coûts est plus faible dans les pays ayant des niveaux d’inégalités élevés. 

Une société fortement divisée pourrait ne pas être à mesure de gérer les ajustements nécessaires en période difficile et, en conséquence des chocs temporaires pourraient conduire finalement à une stagnation prolongée. 

La durabilité sociale pose donc la question de l’inclusion sociale et donc de l’engagement pour un progrès économique et technologique, avec des gouvernements qui luttent contre toutes les formes de discriminations sociales (genre, ethnie, religion, race). En effet, si le développement doit être durable, sa philosophie, son modus operandi et sa direction doivent être la propriété de toute la société et une telle appropriation facilitera l’engagement et la compréhension de la nécessité de ne pas compromettre les opportunités des générations futures.

Si l’on peut reconnaitre que les efforts engagés par le gouvernement ont permis de faire reculer la pauvreté et d’améliorer les taux de scolarisation primaire et secondaire au Cameroun, il convient toutefois de relever que d’importants défis restent à relever sur le plan économique et social. A titre d’illustration, on observe par exemple que le taux de déperdition dans le cycle primaire est encore très élevé, soit environ 27%. De même, le niveau de pauvreté évalué à 37,5% en 2014 demeure au-dessus de la cible 28,7 % fixée par le DSCE à l’horizon 2020. De plus, malgré l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail, celles-ci demeurent peu représentées dans le salariat formel. Promouvoir le bien-être et les aptitudes de tous les citoyens en permettant à chaque citoyen d’atteindre son potentiel suppose donc, pour les pouvoirs publics, d’améliorer les opportunités d’accès aux emplois décents, l’augmentation des capacités de production et la fourniture de la protection sociale aux groupes les plus vulnérables. 

Dans cette perspective, il est important de disposer d’une information pertinente et à jour, pour toutes les cohortes d’âge, sur les questions suivantes : discrimination et/ou exclusion sociale ; vulnérabilité à la pauvreté ; vulnérabilité au chômage ; accès à la justice ; confiance sociale ; participation civique ; satisfaction dans l’emploi et à qualité de la vie. Aussi, il est important pour nos dirigeants de prêter une oreille attentive à ces nouvelles dimensions de mesure du bien-être des citoyens.  

II. Les enjeux de la durabilité environnementale et politique pour le Cameroun

L’observation de notre environnement quotidien confirme la réalité dans l’ère anthropocene dans laquelle nous vivons. D’après le Nobel 1995 de Chimie Paul Josef Crutzen, l’ère anthropocene renvoie à une période au cours de laquelle l’activité humaine joue un rôle central et menaçant sur la dynamique de la terre. Parmi les principaux facteurs humains conduisant aux changements environnementaux l’on a, l’utilisation de l’énergie, la production alimentaire, l’urbanisation qui s’accompagne de pollution et de risques potentiels, et l’augmentation de la population. En somme, la quête de la croissance économique (dominée par les économies émergentes) et la population toujours en expansion (7 milliards en 2011 et probablement 8 milliards en 2024) se combinent pour exercer une pression sans précédent sur les écosystèmes de la terre. 

D’après les rapports du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la température moyenne a augmenté de 0.8°C et près de 2000 gigatonnes de CO2 ont été émises depuis le milieu du XIXe siècle. De plus, la déforestation, qui est responsable du 1/3 des émissions globales de CO2, touche près de 80.000 km²/an. Enfin, 15 à 37% de la biodiversité actuelle pourrait disparaitre d’ici 2050. Par contre, si les émissions mondiales de gaz à effet de serre sont réduites de 40 à 70% d’ici 2050, il est possible de limiter l’élévation de température à 2°C en moyenne planétaire de plus qu’avant la révolution industrielle.

L’enjeu de la durabilité environnementale pour le Cameroun tourne autour de la nécessaire cohérence entre les ambitions légitimes de développement et la volonté de participer à préservation des conditions de vie soutenables sur la planète. A ce sujet, il convient de relever que si dans les années 70 la « croissance zéro » était acceptée comme le seul objectif soutenable à long-terme, de nos jours les nouvelles théories de la croissance permettent de réconcilier les objectifs de croissance soutenue et les contraintes imposées par la protection de l’environnement. Si l’humanité veut préserver les ressources naturelles et assurer la régénération des écosystèmes, cet énorme défi, elle doit mettre en place des institutions appropriées, susceptibles de réduire les gaps technologiques et de revenu entre les pays à revenus élevés et ceux à faibles revenus. Il s’agit donc, pour le Cameroun et l’ensemble des pays en développement, de trouver les moyens de rendre leurs choix d’innovation technologique endogènes à leurs politiques de développement.

Quant à la durabilité politique, elle aborde la question de la gouvernance. En effet, le quatrième déterminant de la capacité du Cameroun à atteindre les trois piliers ci-dessus évoqué a trait bien évidemment à la qualité de la gouvernance à tous les niveaux, du local au global, aussi bien dans le secteur privé que dans la sphère publique. La durabilité politique suppose le leadership et la responsabilité du secteur privé camerounais aux côtés du secteur public et de la société civile. En effet, le secteur privé camerounais devrait soutenir les ODD de façon pratique et de manière quantifiable, notamment en produisant et/ou adoptant les innovations en matières de technologies et systèmes de management avancés qui seront déterminants pour le succès des ODD. Quant au gouvernement, il devrait poursuivre son engagement en faveur de la transparence, la promotion de la règle de droit, et la mise en place des institutions pertinentes qui soutiennent le secteur privé et la société civile de manière productive et équilibrée.

Au total, déclarer qu’à l’horizon 2030, toutes les formes extrêmes de privation (famine, extrême pauvreté monétaire, maladies préventives et décès) peuvent être éliminées est à la fois réaliste et profond. Si cet objectif peut sembler ambitieux pour certains pays comme le Cameroun, il est bien possible de l’atteindre, non seulement en s’appuyant sur les avancées technologiques, mais aussi et surtout en œuvrant au quotidien pour un développement économique socialement inclusif.

ntroduction

Le 25 septembre 2015, les dirigeants du monde, reconnaissant que le développement humain et la préservation de notre planète vont de pair, ont décidé de capitaliser sur les nombreux succès enregistrés aux travers des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) pour poursuivre l’éradication de la faim et la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous d’ici 2030. C’est ainsi qu’ils ont adopté un nouvel ensemble de 17 Objectifs de développement durable (ODD) structurés autour de trois axes à savoir : neuf (09) OMD reconduits et renforcés, quatre (04) nouvelles ambitions mondiales en matière de développement et quatre (04) défis émergents.

Deux ans après l’adoption dudit programme et aux lendemains de l’organisation à Paris du « One Planet Summit », il nous semble opportun de repréciser les enjeux de ce programme et d’envisager une trajectoire mesurable pour le Cameroun. Dans cette perspective, il convient de rappeler que depuis le 3è Sommet de la Terre à Rio en 1992, la notion de « développement durable» a été élargie et comporte désormais trois dimensions interconnectées :

- La dimension environnementale soulignant la nécessité de préserver la diversité des espèces ainsi que les ressources naturelles et énergétiques ;

- La dimension sociale se préoccupant de la satisfaction des besoins en matière de santé, d’éducation, de logement, d’emploi, de mixité sociale et intergénérationnelle ;

- La dimension économique reconnaissant la nécessité de maintenir le lien entre la création des richesses et l’amélioration des conditions de vie matérielles.

En gardant à l’esprit ces trois dimensions qui fondent le contenu de différents ODD, l’on circonscrire les enjeux de la durabilité du développement autour de deux grands piliers interdépendants à savoir, le pilier économique et social d’une part et le pilier environnemental et politique d’autre part.

I. Les enjeux de la durabilité économique et sociale pour le Cameroun

Dans les analyses de la pauvreté, il est généralement admis que la variation du bien-être au sein d’une population dépend de deux composantes à savoir : l’effet accroissement du revenu moyen de la population à distribution relative inchangée et l’effet redistribution des revenus à niveau de revenu inchangé (Datt et Ravallion, 1992 ; Kakwani, 1993). Sur cette base, l’on peut donc affirmer que les enjeux de la durabilité économique tournent autour de la nécessité d’une croissance soutenue et de l’équité, lesquels permettent d’améliorer la qualité de la vie. 

Quant à la durabilité sociale, nombre de travaux en économie démontrent qu’un niveau élevé d’inégalités de revenus peut avoir un effet négatif sur le niveau et la durabilité de la croissance (Ostry, Berg, and Tsangarides 2014 ; Dabla-Norris, et al, 2015). Plusieurs raisons peuvent être évoquées à ce sujet. 

Une société divisée est exposée aux conflits sociaux et à l’instabilité politique, lesquels découragent l’investissement et l’entrepreneuriat.

La probabilité qu’un pauvre ait accès aux services de santé et d’éducation et puisse en assumer les coûts est plus faible dans les pays ayant des niveaux d’inégalités élevés. 

Une société fortement divisée pourrait ne pas être à mesure de gérer les ajustements nécessaires en période difficile et, en conséquence des chocs temporaires pourraient conduire finalement à une stagnation prolongée. 

La durabilité sociale pose donc la question de l’inclusion sociale et donc de l’engagement pour un progrès économique et technologique, avec des gouvernements qui luttent contre toutes les formes de discriminations sociales (genre, ethnie, religion, race). En effet, si le développement doit être durable, sa philosophie, son modus operandi et sa direction doivent être la propriété de toute la société et une telle appropriation facilitera l’engagement et la compréhension de la nécessité de ne pas compromettre les opportunités des générations futures.

Si l’on peut reconnaitre que les efforts engagés par le gouvernement ont permis de faire reculer la pauvreté et d’améliorer les taux de scolarisation primaire et secondaire au Cameroun, il convient toutefois de relever que d’importants défis restent à relever sur le plan économique et social. A titre d’illustration, on observe par exemple que le taux de déperdition dans le cycle primaire est encore très élevé, soit environ 27%. De même, le niveau de pauvreté évalué à 37,5% en 2014 demeure au-dessus de la cible 28,7 % fixée par le DSCE à l’horizon 2020. De plus, malgré l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail, celles-ci demeurent peu représentées dans le salariat formel. Promouvoir le bien-être et les aptitudes de tous les citoyens en permettant à chaque citoyen d’atteindre son potentiel suppose donc, pour les pouvoirs publics, d’améliorer les opportunités d’accès aux emplois décents, l’augmentation des capacités de production et la fourniture de la protection sociale aux groupes les plus vulnérables. 

Dans cette perspective, il est important de disposer d’une information pertinente et à jour, pour toutes les cohortes d’âge, sur les questions suivantes : discrimination et/ou exclusion sociale ; vulnérabilité à la pauvreté ; vulnérabilité au chômage ; accès à la justice ; confiance sociale ; participation civique ; satisfaction dans l’emploi et à qualité de la vie. Aussi, il est important pour nos dirigeants de prêter une oreille attentive à ces nouvelles dimensions de mesure du bien-être des citoyens.  

II. Les enjeux de la durabilité environnementale et politique pour le Cameroun

L’observation de notre environnement quotidien confirme la réalité dans l’ère anthropocene dans laquelle nous vivons. D’après le Nobel 1995 de Chimie Paul Josef Crutzen, l’ère anthropocene renvoie à une période au cours de laquelle l’activité humaine joue un rôle central et menaçant sur la dynamique de la terre. Parmi les principaux facteurs humains conduisant aux changements environnementaux l’on a, l’utilisation de l’énergie, la production alimentaire, l’urbanisation qui s’accompagne de pollution et de risques potentiels, et l’augmentation de la population. En somme, la quête de la croissance économique (dominée par les économies émergentes) et la population toujours en expansion (7 milliards en 2011 et probablement 8 milliards en 2024) se combinent pour exercer une pression sans précédent sur les écosystèmes de la terre. 

D’après les rapports du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la température moyenne a augmenté de 0.8°C et près de 2000 gigatonnes de CO2 ont été émises depuis le milieu du XIXe siècle. De plus, la déforestation, qui est responsable du 1/3 des émissions globales de CO2, touche près de 80.000 km²/an. Enfin, 15 à 37% de la biodiversité actuelle pourrait disparaitre d’ici 2050. Par contre, si les émissions mondiales de gaz à effet de serre sont réduites de 40 à 70% d’ici 2050, il est possible de limiter l’élévation de température à 2°C en moyenne planétaire de plus qu’avant la révolution industrielle.

L’enjeu de la durabilité environnementale pour le Cameroun tourne autour de la nécessaire cohérence entre les ambitions légitimes de développement et la volonté de participer à préservation des conditions de vie soutenables sur la planète. A ce sujet, il convient de relever que si dans les années 70 la « croissance zéro » était acceptée comme le seul objectif soutenable à long-terme, de nos jours les nouvelles théories de la croissance permettent de réconcilier les objectifs de croissance soutenue et les contraintes imposées par la protection de l’environnement. Si l’humanité veut préserver les ressources naturelles et assurer la régénération des écosystèmes, cet énorme défi, elle doit mettre en place des institutions appropriées, susceptibles de réduire les gaps technologiques et de revenu entre les pays à revenus élevés et ceux à faibles revenus. Il s’agit donc, pour le Cameroun et l’ensemble des pays en développement, de trouver les moyens de rendre leurs choix d’innovation technologique endogènes à leurs politiques de développement.

Quant à la durabilité politique, elle aborde la question de la gouvernance. En effet, le quatrième déterminant de la capacité du Cameroun à atteindre les trois piliers ci-dessus évoqué a trait bien évidemment à la qualité de la gouvernance à tous les niveaux, du local au global, aussi bien dans le secteur privé que dans la sphère publique. La durabilité politique suppose le leadership et la responsabilité du secteur privé camerounais aux côtés du secteur public et de la société civile. En effet, le secteur privé camerounais devrait soutenir les ODD de façon pratique et de manière quantifiable, notamment en produisant et/ou adoptant les innovations en matières de technologies et systèmes de management avancés qui seront déterminants pour le succès des ODD. Quant au gouvernement, il devrait poursuivre son engagement en faveur de la transparence, la promotion de la règle de droit, et la mise en place des institutions pertinentes qui soutiennent le secteur privé et la société civile de manière productive et équilibrée.

Au total, déclarer qu’à l’horizon 2030, toutes les formes extrêmes de privation (famine, extrême pauvreté monétaire, maladies préventives et décès) peuvent être éliminées est à la fois réaliste et profond. Si cet objectif peut sembler ambitieux pour certains pays comme le Cameroun, il est bien possible de l’atteindre, non seulement en s’appuyant sur les avancées technologiques, mais aussi et surtout en œuvrant au quotidien pour un développement économique socialement inclusif.

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