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Vins et spiritueux : Des rayons bien achalandés

Bien que les boissons soient très souvent importées, les opérateurs économiques se sont bien approvi

Au lieu-dit « Avenue Kyé Ossi», ce vendredi 15 décembre 2017, les vins embouteillés au Cameroun et ceux venus hors des frontières, sont très visibles sur les rayons des magasins qui longent la grande avenue. Le contexte des fêtes de fin d’année justifie ce grand ravitaillement. Kyé Ossi, Ambam, Ebolowa, le couloir est bien connu. Les comptoirs dans les magasins des marchés affichent plein. Et, tous les coins de vente sont bien connus par les habitués du secteur. De nuit comme de jour, vendeurs et acheteurs de vins et spiritueux de ces villes de la dorsale frontalière vers l’intérieur du territoire, discutent, échangent, vendent et achètent. Cette fois, période de fêtes oblige, les produits sont vendus à un prix relativement accessible, par rapports aux prix habituels, à la même période: entre 1500 et 3000 FCFA pour une bouteille de vin. Idem pour la bouteille de whisky fabriqué localement.

Les produits importés, en majorité les whiskys et bières en cannettes connaissent une petite hausse de leur prix. Mais, le constat fait, c’est la préférence des consommateurs pour les liqueurs importées. Une attitude qui, selon certains commerçants, se justifie par le fait que la plupart des Camerounais sont expansifs dans leurs habitudes éthyliques. « Malgré le fait que la matière première du « Made in Cameroon » soit importée depuis la France, le vin local est trop dilué », expliquent des spécialistes.

« Dans la tête du Camerounais, tout ce qui est fait au Cameroun, pour les vins et spiritueux n’est pas de bonne qualité. Ils préfèrent les produits importés qui sont un peu plus chers », indiquent André Pascal Noukimi, vendeur. Les vins et spiritueux importés coûtent en effet un peu plus chers. Il faut débourser entre 3000 à 150 000 F, voire plus, pour une bouteille de whisky et de 3 000 à 80 000 F pour une bouteille de vin. Malgré cela, ces prix n’entament pas la détermination des consommateurs amateurs de vins, qui ont fait le choix de la « qualité». « La santé n’a pas de prix. J’achète des vins importés parce qu’ils sont de meilleure qualité et me font éviter les maladies», explique un client. 

 

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