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Etablissements de microfinance : Ce que va apporter l’exonération de la TVA

La proposition faite par le législateur d’exonérer les intérêts rémunérant les crédits inférieurs à

Dès  2018, les établissements de microfinance (EMF) de première catégorie, ne reverseront plus à l’Etat la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), soit 19,25% qui étaient adossés aux intérêts  sur les prêts d’un montant inférieur à deux millions de F. C’est une mesure contenue dans la loi de finances de l’exercice 2018. En attendant que le texte adopté par le Parlement soit promulgué par le chef de l’Etat, afin que cette disposition soit effective dès l’année prochaine, quelques responsables d’EMF de première catégorie interrogés, apprécient déjà le fait de cette exonération. « C’est une bonne chose. En tant que responsable de microfinance, c’est un avantage pour ma structure », confie Ambrose Bomnyuy, Chief Manager de la Jakiri Coopérative Crédit Union Limited.  Même son de cloche du côté de la Kumba Town Coopérative Credit Union cat 1. 

D’après les dirigeants de ces deux établissements de microfinance, la mesure aura un effet bénéfique sur leur chiffre d’affaires annuel. « Cela va réduire la dette de ma structure auprès de l’Etat, améliorer la liquidité de nos caisses et nous permettre d’attribuer plus de crédits », explique Ismael Sende Chikeh, Branch Manager de la Fundong Cooperative Credit Union. L’exonération de la TVA sur les intérêts rémunérant les prêts d’une valeur inférieure à deux millions de F devrait aussi susciter une plus grande adhésion dans la catégorie ciblée. C’est du moins l’avis de Nelson Awasom, Branch Manager de la Mitanyen Co-operative Credit Union Limited : « cette mesure va amener les membres à souscrire chez nous, car les intérêts vont être augmentés à 5,5% ».

Bon à savoir : les établissements de micro-finances de 1ère catégorie  ont pour vocation la collecte journalière de l’épargne et l’octroi des crédits à leurs membres. Ces derniers sont des individus non bancarisés, pauvres ou à revenus faibles, les populations du monde rural, ceux pratiquant le commerce ou n’ayant pas accès aux établissements bancaires classiques.

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