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Fraude, arrestations… à la Bicec : Les clarifications du top management

Les responsables de cette institution bancaire sont montés au créneau, pour démentir les rumeurs sur

Pour redorer son image ternie par les rumeurs les plus folles distillées dans certains médias nationaux et internationaux, les responsables de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec) sont montés au créneau, en conviant les hommes de médias à un point de presse le 11 décembre dernier, à l’hôtel Hilton de Yaoundé. C’est le top management de la Bicec, au grand complet, qui a effectué le déplacement de Yaoundé. Il y avait autour de la table : le président du conseil d’administration, Jean Baptiste Bokam, le directeur général, Alain Ripert et ses deux adjoints, Isabelle Kondo et Fabienne Bochet. Cette équipe était renforcée par la présence du directeur général du groupe BPCE, Jean Pierre Levayer. La Bicec qui célèbre 55 ans de présence au Cameroun en 2017 est une filiale du groupe BPCE, dont le siège est à Paris. Cette institution financière est secouée, ces derniers jours, par des rumeurs et informations erronées. D’où cette sortie d’explications pour éclairer l’opinion nationale et internationale.

Les échanges avec les hommes de la presse ont porté sur la fraude massive qu’a connue la Bicec de 2003 à 2015, les arrestations des présumés coupables de cette fraude, les rumeurs sur la démission du staff actuel, les agréments accordés aux expatriés employés par la Bicec… Lesquelles informations ont porté un sacré coup à cette banque, failli semer la confusion et le doute dans les esprits des clients de cette institution. En ce qui concerne la fraude dont l’intégralité est estimée à plus de 50 milliards de F, le directeur général de la Bicec explique que le mauvais vent relève désormais du passé. Les comptes ont toujours été certifiés par les commissaires au compte pendant les dix ans de la fraude. « Cette lourde fraude est finie et la Bicec se porte bien ». Il en veut pour preuve, les perspectives de bonnes performances : « On attend 7 milliards de F de bénéfices à la fin de 2017. En 2018, on aura 8 milliards de F ». Alors qu’en 2016, la Bicec avait enregistré des pertes. Sur la démission du top management, le dg a fait savoir qu’il n’a jamais eu l’intention de démissionner et qu’il ne démissionnera pas. Il est en poste et il reste. Et il en est de même de ses deux adjoints, présents à ses côtés, qui n’ont nullement l’intention de quitter la Bicec. 

En ce qui concerne les arrestations de ceux qui sont présumés coupables de fraude, le PCA a expliqué que les rôles sont clairement définis à la Bicec. Jean Baptiste Bokam a rappelé les missions du conseil d’administration et celles de la direction générale. « Il n’y a pas d’amalgame et de confusion possibles entre les deux instances qui doivent avoir une bonne collaboration », a-t-il précisé. Avant d’ajouter que la justice s’est saisie du dossier, les présumés coupables sont interpellés et que la Bicec ne couvre personne dans cette affaire. Au sujet des agréments, aucun expatrié n’a exercé à la Bicec sans l’avoir obtenu des autorités compétentes à savoir le Minfi et la Cobac. Enfin, Jean Pierre Levayer a apporté des clarifications sur la stratégie du groupe, actuellement à la recherche d’un partenaire industriel et financier. Le groupe BPCE mène des réflexions stratégiques sur comment assurer au mieux l’avenir de ses filiales africaines. La Bicec entend tourner la page de la crise et relever les exigences des performances. 

 

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