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Investissements dans l’agriculture : L’heure de la moisson….

Au deuxième trimestre 2017, les prix des produits vivriers ont baissé de 2,4% par rapport à la même

Entre avril et juin de cette année, l’activité dans le secteur primaire a augmenté de 8% par rapport à la même période en 2016. Cette embellie, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), est principalement le fait du sous-secteur de l’agriculture industrielle et d’exportation qui contribue à hauteur de 0,6 point à la croissance du produit intérieur brut (PIB). Dans les faits, souligne l’INS, la filière cacao s’est bien comportée, en dépit de la baisse continue des cours mondiaux. Autre élément à mettre à l’actif de cette performance, la résorption des problèmes de transport observés dans la filière coton au premier trimestre 2017. 

Dans la branche de l’agriculture vivrière, les exonérations de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur l’ensemble des intrants et équipements agricoles utilisés par les producteurs a eu un impact positif dans ce sous-secteur qui contribue pour 0,4 point à la croissance du PIB. 

Le résultat final a été relevé dans les marchés. En effet,
« l’amélioration de l’offre agricole a conduit à une baisse de 2,4% des prix des produits vivriers au deuxième trimestre 2017 par rapport à la même période en 2016 », souligne l’INS dans les Comptes nationaux trimestriels d’octobre 2017. Le dynamisme est également observé dans les activités d’élevage, chasse et pêche, tandis que dans la branche de la sylviculture et l’exploitation forestière, on observe un ralentissement. D’après l’INS, « les projets mis en œuvre ainsi que les ressources financières affectées depuis quelques années dans le secteur agricole semblent porter des fruits ». 

Le Premier ministre chef du gouvernement, Philémon Yang, déroulant les principales activités réalisées au cours de l’exercice 2017 dans le domaine de l’agriculture, a révélé que neuf marchés ont été signés pour près de 265 millions de F. C’était le 28 novembre dernier à l’Assemblée nationale. Ils portent sur la réalisation des études pour la construction des agropoles dans la production de diverses spéculations : oseille, pomme de terre, cacao, café arabica, café robusta et huile de palme. Par ailleurs à Nyamboya dans l’Adamaoua, les marchés relatifs à la fourniture d’intrants pour l’agropole de production de maïs ont déjà été attribués. La procédure de contractualisation se poursuit relativement à l’appui à certaines agro-industries :  Sodecoton, Semry, UNVDA de Ndop, Pamol, Office céréalier et CDC. D’autres actions qui, une fois mises en œuvre, renforceront davantage les performances du secteur agricole.

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