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Mariage : Le business autour du Jour-J

Une industrie de l’évènementiel s’est tissée autour de cette célébration, tandis que la professionna

Au-delà du strass et des paillettes, le mariage est devenu la nouvelle niche des opérateurs économiques au Cameroun, particulièrement à Yaoundé et Douala. Son caractère symbolique et ses différentes articulations font de lui un évènement potentiellement rentable. Ainsi, des particuliers ont investi le secteur en proposant des services de location de salles, de restauration, etc. Les hôtels se font la part belle avec la mise à la disposition des futurs mariés, de couverts. En ce qui concerne les plus étoilés comme le Hilton hôtel de Yaoundé (cinq étoiles), les tarifs d’occupation de la salle et le recours au service traiteur gravitent autour d’une dizaine de millions de F. Dans plusieurs de ces structures, la fin d’année est propice aux bonnes affaires. Au Djeuga Palace par exemple, « la demande est grande en décembre, du coup, nous avons des barèmes tous publics qui pourraient nous permettre de rentrer dans nos frais. L’organisation des mariages occupe une place importante dans le chiffre d’affaires de l’hôtel », indique Alida Kamgue, responsable commerciale. Techniquement, « nous ne louons pas de salle, mais nous proposons des menus à partir de 17 000 F par personne. Pour un mariage de 300 personnes, il faudra compter dans les cinq millions de F pour le service traiteur », explique la responsable commerciale. En ce qui concerne les vins et champagnes, le client qui souhaite apporter ses propres boissons reversera à l’hôtel un droit de bouchon allant de 1500 F à 3500 F, selon la formule choisie. 

Une fois la salle réservée, et ce, parfois plusieurs mois à l’avance, le couple lambda qui organise son mariage se tourne vers d’autres poches de dépenses, notamment la décoration. Le secteur est pris d’assaut par des professionnels proposant des services aux prix compris entre 50 000 F et 2 000 000 de F, selon le standing du mariage. Au vu de la demande et de l’exigence de qualité des clients, de nouveaux métiers ont vu le jour, principalement celui de wedding planner qui se propose d’accompagner les mariés dans l’organisation de leur célébration. D’après Paul Yann, organisateur de mariage, le wedding planner doit posséder des compétences dans l’événementiel avant de se spécialiser dans la branche du mariage. Les couples pourront confier l’organisation de leur mariage à un tiers moyennant un budget compris entre 500 000 F et 3 000 000 F. Dans la même veine, des séances de « wedding consultations» sont proposées aux mariés pour les rassurer et apporter des réponses à leurs interrogations avant le grand saut. 

Des coaches proposent des séances d’écoute au prix de 10 000 F l’heure. 

Les petits soins de la mariée occupent une bonne place dans le budget alloué à la cérémonie entre l’achat ou la location de ses différentes tenues, les séances de remise en forme dans des instituts spécialisés avant le Jour-J, le recours à une maquilleuse professionnelle qui se chargera de sa mise en beauté tout au long de la journée. Par ailleurs, les tenues des garçons et demoiselles d’honneur font tourner les machines des couturiers locaux, lorsque ces costumes et robes ne sont pas achetés boutique. Côté animation, en plus du DJ, des prestations d’artistes locaux sont souvent demandées par les couples, le montant des cachets étant fonction de la notoriété de ce dernier. A cet effet, une soirée animée par les Macase demanderait un cachet d’environ 800 000 F, l’artiste Lab’l solliciterait 400 000 F et le trio des X-Maleya se produirait à un mariage pour la rondelette somme de trois millions de F. 

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