Huile de palme

La filière toujours dans la tourmente

Les cours de l’huile de palme vont connaître dans les tout prochains jours une baisse drastique. Depuis septembre déjà, la tonne est à moins de 630 dollars, soit 347 146 F. En cause : l’Inde, premier importateur d’huile de palme au monde, vient d’imposer les taxes sur les oléagineux. La taxe sur l’huile de palme brute passe du simple au double, c’est-à-dire de 15 à 30%, tandis que la taxe sur l’huile de palme raffinée passe de 25 à 40%. L’Inde motive cette révision à la hausse par la volonté de protéger ses propres producteurs de soja et de colza. La situation va d’ailleurs perdurer avec une Europe sur le point d’émettre des restrictions sur les importations de l’huile de palme. Deuxième débouché de l’huile de palme avec 90% des exportations de biodiesel malaisien, le vieux continent boude de plus en plus l’oléagineux. Au point où, lors du 31e sommet de l’ASEAN aux Philippines (tenu du 13 au 14 novembre dernier), le président indonésien Joko Widodo et le Premier ministre malaisien Najib Razak ont introduit un plaidoyer pour leur palmier à huile, dont la discrimination européenne menacerait les moyens de subsistance de 600 000 foyers agricoles malais et 17,5 millions d’Indonésiens, selon l’Agence malaisienne d’information Bernama. Pourtant, l’huile de palme connaît une production record en ce moment. En Malaisie, la production est en hausse de 13% depuis le début de l’année. L’Indonésie s’attend également à doubler ses stocks. De sources officielles, la production d’huile de palme au Cameroun est de 290 000 tonnes en 2017. Le gouvernement prévoit d’atteindre 313 200 tonnes en 2018.    

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