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Consommation : Comprendre l’inflation à Bertoua

Le boom démographique et les pluies mal réparties en 2016 peuvent notamment expliquer la hausse de 2

Bertoua est la ville qui a connu le plus fort taux d’inflation sur les neuf premiers mois de l’année 2017, avec un taux de 2%, selon un rapport de l’Institut national de la statistique (INS). Sur place, ce taux ne semble pas surprendre. Par exemple, un régime de plantain qui coûtait 800 F à la mi-2016 est vendu à 2000 F, voire un peu plus aujourd’hui, selon Geneviève N., revendeuse au marché Ndoumbi. C’est le cas pour la majorité des produits vivriers. Idem pour le riz où dans certaines boutiques, le kilogramme se vend à 400, 450F et 500F. Même si pour ce cas, la qualité et la marque sont à prendre en compte. L’huile végétale est un autre indicateur de l’inflation à Bertoua. La bouteille de 1,5 litre vendue aux premiers mois de 2016 à 1500F a connu une hausse de 100 F, depuis quelques mois. Le prix de l’ail donne plus de vertiges aux ménagères.  Au niveau de l’immobilier, l’augmentation des prix est plus perceptible dans la capitale régionale de l’Est. Ici, les prix de location augmentent, quasiment chaque jour. Une chambre simple à 15 000 F, une chambre moderne entre 25 000 et 30 000 F, un studio moderne entre 35 000 et 40 000 F, un appartement à partir de 60 000 F, les villas entre 100 000 et 300 000 F. La Société immobilière du Cameroun (SIC) de son côté, n’offre que 100 logements, dont 67 sont conventionnés et 33 privés. Amadou Talla Tamto, bailleur et propriétaire d’une quinzaine de logements de tous types à Bertoua, avance quatre raisons à cette cherté grandissante. D’abord, les projets structurants en cours dans la région qui draine du monde.  Le nouveau périmètre urbain est de 25 310 ha. Le taux d’accroissement est de 3,9%. Le mètre carré de terrain coûte en moyenne 5 000 F. Ensuite, il y a le passage de la route Ayos-Bonis, depuis 2012, l’afflux important des réfugiés.  Enfin, il faut aussi ajouter le fait que depuis 2015, l’annexe de la Faculté des sciences juridiques de Yaoundé-Soa à Bertoua, a contribué à nourrir la demande. Pour le volet agricole, d’autres raisons sont évoquées : la mauvaise répartition des pluies fin 2016, le mauvais état de la route pour faire venir les denrées des zones de productions.

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