Peaux et cuirs : Une fédération d’entrepreneurs mise sur pied

Elle a été constituée à l’initiative du Comité de compétitivité des filières de croissance pour favo

L a filière peaux et cuir est à la traîne dans la région du Centre. Les artisans et opérateurs économiques de ce secteur d’activité font face à la rareté de la matière première (peaux), des intrants et des outils de production. Les unités de transformation utilisent encore des techniques de production rudimentaires. Ce qui a une incidence directe sur la qualité et le coût du produit final. En plus, le marché du cuir n’est pas organisé comme le souhaitent les pouvoirs publics. Constat dressé le 21 novembre dernier à Yaoundé par les responsables du Comité de compétitivité, les artisans et les opérateurs économiques de la filière dans la région du Centre.  Pour inverser la tendance, le gouvernement s’attèle à organiser les acteurs de la filière. A l’initiative du Comité de compétitivité, des unités de transformation locales de peaux en cuir sont mises sur pied. La plus récente est la fédération des entreprises opérant dans la filière. Elle a été mise sur pied le 21 novembre dernier à Yaoundé. De l’avis de Lucien Sanzouango, secrétaire permanent du Comité de compétitivité des filières de croissance, « il s’agit de leur montrer qu’ils gagneraient davantage à transformer localement les peaux et cuirs ».  Les pouvoirs publics entendent ainsi soutenir les opérateurs de la filière afin d’améliorer leurs capacités de production. L’objectif est de développer l’industrialisation et la transformation dans cette filière. A ce jour, le potentiel de la filière est énorme. Selon les données du MINEPAT, 20 335 peaux et 85 528 objets de cuirs sont produits et commercialisés par an. « Des chiffres qui peuvent être boostés si les acteurs sont bien structurés », reconnaît Mohamadou Nassourou, maroquinier à Yaoundé. Dans les stratégies qui se mettent en place, les acteurs des filières peaux et cuirs devront être bien organisés. Aussi, les abattoirs modernes et frigorifiques qui se mettent en place vont permettre la relance de l’activité dans la filière. 

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