loader

La ruée vers les PME

A ce jour, 311 projets ont été financés au Cameroun pour un montant de quatre milliards de F par la

L a Société islamique pour le  développement du secteur  privé (SID), branche de  la Banque islamique de  développement (BID), a braqué tous ses projecteurs sur  le  financement  des  PME.  Au  Cameroun, et à ce jour, l’institution a procédé au financement  de 311 projets pour une valeur  totale de quatre milliards de F.  Dans la même lancée, Afriland  First Bank qui a signé avec elle  en 2012 un partenariat pour la  promotion des produits bancaires islamiques se spécialise,  via son guichet islamique, sur la  fourniture de crédits aux PME  locales. C’est dans ce cadre que  la fenêtre islamique de ladite  banque a financé à hauteur de  20 milliards de F, des projets de  PME et PMI (90% des crédits)  et des activités liées au petit  commerce (10%). Mais les deux  institutions veulent faire plus  au vu des financements encore  disponibles.  C’est dire que la finance islamique, est en opération de  charme au Cameroun et en  Afrique centrale. Ainsi, les 23  et 24 novembre dernier, la SID  a organisé à Yaoundé un colloque international consacré à la  finance islamique pour la zone  Afrique centrale. L’objectif de  cet évènement, deuxième du  genre en Afrique subsaharienne,  après celui tenu en 2016 en Côte  d’Ivoire, était de sensibiliser les  particuliers, les investisseurs,  les entrepreneurs à explorer  les opportunités de la finance  islamique, finance fondée sur  les principes de la charia.  Microfinance L’autre challenge de la finance  islamique est de booster le développement d’une microfinance  qui lui est propre. Et le paysage  économique camerounais s’y  prête puisqu’entre 2006 et 2010,  un projet pilote de microfinance  selon les modes de financement  islamique, a apporté 519 appuis  aux micro-entreprises et PME  dans les trois régions septentrionales du Cameroun. Il s’agit  du « Projet microfinance Nord  Cameroun (PMNC) », financé à  hauteur de 600 millions de F par  la BID et qui a principalement  touché les acteurs du secteur  agropastoral. Après cette phase  pilote, des négociations ont été  initiées en début d’année entre  le gouvernement camerounais  et la BID pour le lancement de  la phase II. Cette fois, le projet  en cours d’implémentation va  toucher les 10 régions du pays  et sera dénommé « Projet microfinance Cameroun ». Pour  cela, il faudra mobiliser près de  15 milliards de F pour soutenir  l’accès des TPE et PME aux financements. Le Cameroun est  membre de la BID depuis sa  création en 1975 et est le premier pays à avoir bénéficié des  fonds de l’institution pour la  construction du barrage de  Song-Loulou.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles Ă  lire ...


Où en est le Cameroun dans sa lutte contre la pauvreté et les inégalités à l’aube du septennat des grandes opportunités ? La publication par le Fonds monétaire international (FMI) du Rapport pays n°18/256 en octobre dernier tente d’apporter des éléments de réponse aux problèmes de pauvreté et d’inégalités. A la lecture, le document fourmille de données et informations édifiantes. Les experts de l’institution financière internationale font parler les chiffres, mettent en relief des données à travers des...


The Partnership Agreement falls within the frame...


Le coordonnateur national du Programme de promotion de l’entreprenariat agropastoral des jeunes (PEA-Jeunes), Alfred Bela Tomo, vient de publier un communiqué dans lequel il invite les jeunes désireux d’investir dans le secteur agropastoral à être vigilants face à toute forme d’arnaque. Il note la circulation sur les réseaux sociaux d’un document qui appelle ces derniers à s’inscrire jusqu’à la fin du mois de novembre pour bénéficier d’un financement de 300 000 F. Il n’en est rien. Alfred Bela Tomo prie tout jeune évoluant dans un bassin ...