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Quatre instruments de libre-échange adoptés

C’est l’une des résolutions du Comité de pilotage de la rationalisation des communautés économiques

L es travaux de la quatrième  réunion du Comité de pilotage de la rationalisation  des communautés économiques régionales en Afrique  centrale (Copil/Cer-Ar), tenus  du 23 au 27 novembre dernier  à Yaoundé, se sont achevés sur  une note d’espoir. En effet, le  communiqué final propose la  mise en place de quatre instruments pour accélérer le  libre-échange. Les membres  ont ainsi adopté à l’unanimité toutes les résolutions. Ces  instruments sont : le Certificat  d’Origine CEEAC-CEMAC, le  dossier d’agrément du tarif  préférentiel de la CEEAC et  de la CEMAC ; le formulaire  de vérification de l’origine des  produits et le schéma type  d’agrément aux tarifs préférentiel de la CEEAC-CEMAC.  Pour ce dernier document, les  membres du comité de pilotage ont recommandé que les  délais soient raccourcis. Et que  tous les Etats de la sous-région  appliquent effectivement les  instruments ainsi harmonisés. S’agissant de l’étude visant le  rapprochement institutionnel  de la CEEAC, de la CEMAC et la  CEPGL, deux mois sont requis  par le Copil pour consolider les  procédures nécessaires à un  rapport finalisé. Le temps que le  secrétariat technique du Copil  intègre ses commentaires sur  les termes de référence et sur  le rapport provisoire d’étude.  En ce qui concerne la libre  circulation des personnes et  des biens, il est recommandé  sa consolidation, dans le but  d’élargir les acquis de la CEMAC  dans ce domaine à tous les  autres pays de l’Afrique centrale. L’élaboration d’un plan  d’action, assorti des coûts, est  envisagé. Avant la tenue du  cadre de concertation et de  coordination entre la CEEAC et  la CEMAC, élargie à la CEPGL,  prévue en mars 2018. Rappelons que l’Afrique centrale  dispose de trois communautés économiques, à savoir la  Communauté économique et  monétaire de l’Afrique centrale  (CEMAC), constituée du Cameroun, de la Centrafrique, du  Congo-Brazzaville, du Gabon,  de la Guinée équatoriale, et  du Tchad. De la Communauté économique des Etats de  l’Afrique centrale (CEEAC)  composée de l’Angola, du  Burundi, du Cameroun, de la  République centrafricaine, de  la République démocratique du  Congo, du Congo, du Gabon,  de la Guinée équatoriale, du  Tchad, de São Tomé et Príncipe  et la Communauté économique  des pays des grands lacs (CEPGL)  constituée du Burundi, de la  République démocratique du  Congo, et du Rwanda. Ces trois  organisations regroupent 11  Etats membres et disposent  de six monnaies. Lesquelles  structures alourdissent les  échanges et ont un impact  sur la croissance économique.  Les pays de l’Afrique centrale  échangent très peu entre eux.  Ils disposent du plus faible taux  d’échanges sur le continent.

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