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L’Atelier du fer forgé : Des meubles solides aux symboles africains

L’activité en plein essor est favorisée par une volonté d’innovation chez les artisans du fer forgé.

«  L’Atelier du fer forgé » a fait du mobilier d’intérieur sa raison d’être. Après une observation du marché, sa promotrice Pascaline Siahe, a décidé de s’installer à Yaoundé, au quartier Ngousso. Le choix de la capitale participe de sa stratégie de vente. « J’ai appris le métier à Mbalmayo. Mais, pour toucher des clients en grand nombre, il fallait que je vienne à Yaoundé» confie-t-elle. De fil en aiguille, elle parvient à se constituer un carnet d’adresses durant sa période d’apprentissage auprès d’un oncle. Pour apporter une nouvelle touche dans la filière, l’artisane met un point d’honneur à constituer sa propre « collection de meubles ». Un album photo est constitué, pour montrer aux clients les différentes créations. Ses meubles sont négociés à partir de 10 000 F pour une chaise classique par exemple. Le salon de six pièces se vend à partir de 300 000 F. A ses débuts, il y a cinq ans, elle collabore avec des confrères de la place. Ce qui lui ouvre d’autres portes.  En mai dernier, Pascaline Siahe fait la connaissance d’une Camerounaise passionnée du secteur. Le contact passe vite. Venue d’Italie pour se marier, Cynthia T. lui ouvre à son tour son carnet d’adresses. Les commandes tombent les unes après les autres. Sa capacité de production passe du simple au double. En un mois, la promotrice de l’« Atelier du fer forgé» produit en moyenne 10 salles à manger. Tout dépend aussi des périodes de l’année. Car, au-delà des meubles d’intérieur en fer forgé, la jeune dame (30 ans) fabrique des ouvertures personnalisées (portes et fenêtres). Sa créativité aidant, Pascaline réussit à faire passer son chiffre d’affaires d’un à cinq millions de F en cinq ans d’activités.  Actuellement, elle construit un label aux symboles africains. Il s’agit d’un ensemble constitué d’une salle à manger, de porte-rideaux, d’un salon, d’un bar, le tout en fer forgé. Malgré les commandes qui abondent, son souci demeure la qualité de ses prestations. Sa capacité de production pourrait être décuplée si elle recrutait une main-d’œuvre qualifiée. Reste que pour l’instant, son personnel est réduit à trois manœuvres et des tâcherons recrutés en fonction du type de commande. Ce qui cause des retards dans la livraison de ses commandes. 

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