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Bassin du Congo : WWF dénonce l’exploitation minière

Selon le récent Rapport Afrique 2017 publié le 7 novembre dernier par le Fonds mondial pour la Natur

Le développement de l’activité minière impacte négativement la faune et la flore du Bassin du Congo, son régime hydrique et les populations vulnérables vivant dans la forêt et de la forêt. Cette prise de position du Fonds mondial pour la protection de la Nature (WWF) est confortée par une récente étude réalisée par son bureau régional pour l’Afrique centrale. Publiée le 1er novembre dernier, l’étude couvre quatre pays du Bassin du Congo (Cameroun, Centrafrique, Congo et Gabon), et particulièrement les deux complexes transfrontaliers de la région que sont le Tri-National de la Sangha et le Tri-National Dja-Odzala-Minkebe (TRIDOM). Elle concerne l’activité minière en 2015-2016.  Au cours de cette période, plus de 3000 artisans exploitant de l’or à ciel ouvert par une méthode au mercure, ont été répertoriés autour du parc national de Minkebé au Gabon. Dans la biosphère de Dimoneka au Congo, en moyenne 300 orpailleurs y travaillent. Au Cameroun, la technique d’amodiation, c’est-à-dire le fait pour le détenteur d’un titre minier de céder sa zone d’exploitation à un tiers, est récurrente. Elle draine un flux de personnes et génère des pressions sur la biodiversité. Pour le directeur du WWF Afrique centrale, Marc Languy, « bien que l’exploitation minière contribue au développement économique dans la sous- région, un certain nombre de facteurs dont l’absence de cadre politique solide, de non-conformité et la faible ou le manque d’application des normes environnementales, pourrait conduire à un impact négatif, un développement non durable ».  Les conséquences sont irréversibles : les confits liés à l’utilisation des terres et à des impacts environnementaux néfastes, la perte de la biodiversité, le changement des paysages, etc. Pour inverser la donne, WWF propose des modèles innovants pour préserver la biodiversité du Bassin du Congo. Notamment la production d’une huile de palme durable, la lutte contre le braconnage, la gestion responsable des aires protégées.

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