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Scop’s : Les chips fabriquées à Bertoua

Lancée en 2016, cette invention fait son chemin.

L ’invention vient de Bertoua, mais elle distille ses saveurs un peu partout sur l’étendue du territoire. Elle s’appelle le Scop’s. Il s’agit de chips fabriquées avec toute la modernité nécessaire sur place. Elles sont présentées à la consommation en deux sachets aux couleurs jaune et verte. Et empaquetées sous deux formats de 35 et 80 grammes. Le tout est fait avec deux machines aussi distinctes. Il s’agit donc des produits transformés de manière artisanale à partir du plantain. Mais la variété ‘’banga’’ est jusqu’ici préférée pour ses saveurs atypiques. Les chips de Bertoua ont fait leur entrée dans le circuit de consommation en juin 2016. L’idée est portée par un jeune Camerounais : Blaise Victoire Ekanga, ingénieur électrotechnicien, formé en Allemagne, par ailleurs diplômé en management. Animé d’un esprit volontariste et plein d’ambition, pas seulement pour sa région d’origine, l’Est, mais aussi son pays, le Cameroun. Le promoteur a donc installé son affaire au cœur de la ville de Bertoua, au quartier Ndongoffi. C’est là qu’il produit des scop’s. Pour le moment, il ne produit pas encore les quantités souhaitées, mais ça tourne à plein régime tout de même plus d’un an après son lancement. « Nous produisons entre 30 sachets de 30 grammes et 40 sachets de 85 grammes par jour », explique Grégoire Bidong Moudie, le responsable d’achat, dont le travail est justement de s’assurer que tout le nécessaire est prêt avant d’aller à l’usine. Notamment le plantain Banga, l’huile... Le conditionnement est assuré par un ensemble de neuf employés permanents. « Quand nous avons commencé, ce n’était pas facile. Le plus important pour nous n’est pas d’abord de gagner beaucoup d’argent, mais de réussir. Et même là, ça nous permet de vivre. Nous gagnons notre pain quotidien », ajoute Claver Mvondo Koukole, ouvrier. Au secrétariat, on enregistre aussi les commandes passées, et qui viennent d’un peu partout. Cette innovation fait la fierté des promoteurs et consommateurs qui apprécient déjà le goût et la qualité du chip made in Bertoua. La région de l’Est est reconnue comme un grand bassin de production de banane-plantain.  Et selon les statistiques, la demande locale en plantain est estimée à 30 000 tonnes par an. Et au vu de cette demande de plus en plus croissante, il y a lieu de croire que le promoteur a flairé le bon filon. « Nous avons une facilité à pénétrer le marché. Les consommateurs ont été sceptiques au début, quand ils entendent parler de nos produits, ils pensent aux chips emballés de manière traditionnelle. Mais une fois qu’on leur montre nos produits, ils nous prennent au sérieux », confie le promoteur, soutenu également par son père, sa majesté Eugène Ekanga. Ce dernier, chef de ce quartier lui a offert 100ha de plantations. Cette exploitation fournit la matière première. Les perspectives de vente sont bonnes.   

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