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Indication géographique : Les produits du terroir en quête de valorisation

Le gouvernement a soumis 15 nouveaux produits issus de nos régions à l’obtention de ce label qui leu

Hélène M., ménagère, est une férue de « l’ananas de Bafia ». Selon elle, sa chair est ferme, juteuse et sans acidité. Comme elle, de nombreux Camerounais reconnaissent la qualité de ce fruit issu des champs de Bafia dans la région du Centre. Et pour que la réputation de « l’ananas Bafia » traverse nos frontières, il a besoin d’une indication géographique. Tout comme 14 autres produits du terroir notamment la pierre de Pouma, les échalotes de la Lékié ou encore l’igname blanche de Mbé. Tous ces produits sont en quête de ce label pour une meilleure valorisation et un accès aux marchés internationaux. Attribution d’un label de qualité à un produit, l’indication géographique est un nom, une appellation ou un symbole appliqués à certains produits ayant une origine géographique précise et ayant des qualités dues à cette zone géographique. Dans le cadre de la deuxième phase du Programme d’appui à la mise en place des indications géographiques (PAMPIG), dans les Etats membres de l’Organisation de la propriété intellectuelle (OAPI), labellisera six produits agricoles issus de quatre pays sur les 17 Etats membres que sont le Cameroun, le Benin, la Guinée et la Côte d’Ivoire. Les produits camerounais sont donc en quête de ce précieux sésame. Toutefois, les produits du terroir feront face à une rude concurrence. D’abord au niveau national. Selon un responsable de l’OAPI, sur les 15 produits sélectionnés par le Cameroun, un tri devrait être effectué par le Comité national des indications géographiques (CNIG) afin de n’en retenir que cinq. Ces derniers seront en compétition avec les produits agricoles des trois autres pays. Au final, seuls six produits seront labellisés, pour un coût total d’environ trois millions d’euros, soit environ deux milliards de F. Comme à la première phase du PAMPIG, nos régions devront encore démontrer qu’elles ont du talent. Au cours de la compétition, sur les trois produits labellisés, deux sont d’origine camerounaise: le poivre de Penja et le miel blanc d’Oku. Un tremplin pour ces produits qui dès lors ont vu leur valeur marchande augmenter de manière significative. Le prix du poivre de Penja a quatriplé, passant de 4000 F à 16 000 F le kilogramme après l’obtention de l’indication géographique. De même, de nouveaux marchés leur sont offerts. L’indication géographique étant considérée comme un gage de qualité. En effet, une rumeur fait état de ce que le miel blanc d’Oku serait prisé par la Reine Elizabeth II d’Angleterre.

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