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EDITO

Terre d’opportunités…

De la deuxième édition du Cameroon investment forum (Cif) qui s’est tenue à Douala, les 9 et 10 novembre dernier, il faut retenir l’idée inédite de la création d’un marché de l’investissement. Une plateforme qui a permis aux porteurs de projets d’échanger directement avec différents partenaires techniques et financiers. La moisson est allée au-delà des espérances des organisateurs : 21 projets bancables ont été sélectionnés sur les 500 présentés aux investisseurs. Des accords de financements, de joint-ventures et autres partenariats ont été conclus. En faisant son bilan, l’Agence de promotion des investissements, organisatrice de cette plateforme économique, rappelle que 134 conventions ont déjà été signées depuis la première édition. Cela a généré plus de 3000 milliards de F d’investissement.  Le Cif a ainsi réussi son pari de vendre la destination Cameroun. Comme il l’a fait en 2015 lors de la première édition. Et davantage encore qu’en mai 2016, lors de la Conférence économique internationale de Yaoundé présidée par le président de la République, Paul Biya.  Par ailleurs, on retiendra aussi que les opportunités d’affaires contenues dans le plan directeur d’industrialisation du Cameroun ont fait l’objet d’une présentation spéciale par plusieurs membres du gouvernement. Lesquels ont d’ailleurs effectué le déplacement de Douala pour exposer, entre autres, sur les opportunités d’investissement dans les domaines de l’agro-industrie, de la métallurgie-sidérurgie, de la chimie-pharmacie, du logement, de l’énergie, du numérique… Dans le secteur de la pêche, de l’élevage et des industries animales, par exemple, six filières porteuses ont été identifiées : la filière bovine à travers sa composante lait et viande ; l’aviculture pour sa composante poulet de chair et œuf ; les produits halieutiques dans leurs composantes poissons et crevettes. Dans le secteur de l’habitat, les besoins en logement sont immenses. Le ministre Jean Claude Mbwentchou a invité les investisseurs à s’intéresser à ce secteur rentable. Les détenteurs des capitaux ont de réelles opportunités à saisir : plusieurs secteurs d’activité sont porteurs au Cameroun, locomotive économique de l’Afrique centrale. Et qui, par ailleurs, jouit d’une proximité avec la première économie du continent, le Nigeria, avec près de 200 millions de consommateurs à portée de main.   Si la présence de ces membres du gouvernement et la vitalité du CIf témoignent de la détermination des pouvoirs publics à rendre visible l’attractivité du Cameroun, terres d’opportunités, force est de noter que l’occasion est donnée aux investisseurs privés nationaux de prendre leur part dans le développement socio-économique de notre pays. L’Etat ne peut pas, à lui tout seul, répondre aux besoins d’investissement du pays. Depuis quelques années des mesures sont prises pour inciter les détenteurs des capitaux privés nationaux et internationaux à investir. Le cadre juridique et institutionnel s’est considérablement amélioré. Quelques progrès sont espérés par les différentes organisations patronales. Mais la progression du Cameroun dans le dernier classement Doing Business de la Banque mondiale incite à l’optimisme.

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