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Le ventilateur rechargeable

Deux prototypes de cette solution conjoncturelle, économique et écologique sont produits à Douala pa

L e ventilateur rechargeable que l’Institut universitaire de Technologie (IUT) de Douala vient de mettre au point (mars 2017) est le fruit d’un an et demi de travail et d’un financement de 500.000 F du ministère en charge du développement industriel. Une équipe de quatre têtes, dont deux enseignants, Jean-Jacques Mandeng et Abel Djom, et deux étudiants ont mis au point cette adaptation technologique. L’appareil réunit en effet des éléments de fabrication locale et étrangère, comme les plaques photovoltaïques, pour répondre à deux besoins : ventiler des espaces sans subir les contraintes qu’imposent les coupures fréquentes du réseau électrique, pour ceux qui en ont, ou alors sans débourser de l’argent pour payer des factures d’électricité. Ses fabricants assurent que c’est un ventilateur qui peut donc fonctionner sans alimentation directe, grâce à des batteries rechargeables. « En prévision du moment où on va l’utiliser, on peut alimenter les pièces d’accumulation d’énergie mais on peut aussi les recharger pendant qu’il est en marche », explique Jean-Jacques Mandeng.  Le dispositif permet aussi de recharger des appareils d’usage courant comme des petites lampes d’éclairage, des téléphones portables, etc. Le besoin de charge ne devant pas excéder 50 watts.  Créé par des encadreurs et des apprenants motivés (même à la Noël dernière, l’équipe était au travail), le ventilateur qui peut se passer du réseau électrique normal n’en est pas moins confronté à la réalité d’un marché… « Nous avons d’abord appris à mieux sélectionner les composants que nous importons car nombre d’équipements électriques et électroniques sur le marché sont de mauvaise qualité. Pareillement, cette invention a permis de se rendre compte que les artisans locaux ont du mal à réaliser des opérations millimétrées. Cela nous a causé du tort dans les coupes des parties métalliques», résume M. Mandeng. S’il trouvait des financements, le ventilateur de l’IUT serait une source de création d’emplois (électriciens, électroniciens, mécaniciens de fabrication) et d’équilibre de la balance commerciale. Le marché étant alimenté exclusivement par des importations. L’IUT n’attend plus que des candidats à l’achat d’une licence d’exploitation.

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