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Budget 2018 : Objectif, réduire le déficit à 2,3% du PIB

Ceci nécessitera de mobiliser davantage de recettes non-pétrolières et d’améliorer la transparence d

L a particularité du budget 2018 est qu’il sera le premier à s’exécuter en lien avec le programme économique et financier 2017-2019 du FMI soutenu par la Facilité élargie de crédit. Ainsi, le projet de loi de finances 2018 envisage une baisse du déficit budgétaire qui se situait à 6,2% du PIB en 2016 et à environ 3% en 2017. Pour 2018, le FMI prévoit une réduction de ce déficit à 2,3 % du PIB. Pour y parvenir, un ensemble de mesures et paramètres doivent être pris en compte.  Investissement Le gouvernement a l’intention de privilégier les projets prioritaires en cours dans les infrastructures et les projets connexes, ainsi que les projets ayant un impact socio-économique élevé.  En droite ligne, le parachèvement du Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance (PLANUT) 2016-2018, l’intensification des préparatifs de la CAN 2019 et l’opérationnalisation du Plan Triennal « Spécial Jeunes » 2017-2019. Au plan social, il s’agira de poursuivre l’amélioration de l’accès des populations à l’éducation, à l’eau potable, aux soins de santé, à l’électricité et au logement décent et de protéger les couches vulnérables de la population avec un encadrement soutenu des populations affectées par l’insécurité transfrontalière.  Limitation des emprunts En récent séjour au Cameroun, une mission du FMI a souligné l’importance de limiter les nouveaux emprunts, en particulier les emprunts non concessionnels, pour préserver la viabilité de la dette. En effet, la mise en œuvre des projets d’investissement public se heurte à l’encours élevé d’emprunts contractés mais non décaissés à ce jour, dans le contexte d’un programme ambitieux. Ainsi, pour 2018, il est recommandé qu’en matière d’endettement, les décisions doivent être prises conformément à la Stratégie nationale d’endettement et fondées sur la viabilité financière des projets, afin de sauvegarder durablement la soutenabilité de la dette publique. Maîtrise de l’inflation Les prévisions de la circulaire de préparation du budget 2018 projettent un taux d’inflation de 2%. La maîtrise de l’inflation doit être soutenue par l’accroissement de l’offre locale des biens et produits vivriers (riz, poisson...), l’amélioration des circuits de conditionnement et de distribution des denrées alimentaires, la lutte contre la spéculation sur les prix et les pénuries artificielles. La promotion d’une saine concurrence, à travers le respect des règles de marché, est également capitale. Réduction du train de vie de l’Etat Pour mieux maîtriser les dépenses, la circulaire de préparation du budget 2018 recommande la réduction des crédits destinés à l’acquisition de nouveaux véhicules et la rationalisation de leur affectation. Ainsi, chaque administration devra présenter aux pré-conférences budgétaires la situation exhaustive de son parc automobile, en précisant l’année d’acquisition desdits véhicules et le tableau de répartition des véhicules par service et par responsable. Autres directives, la rationalisation des dépenses liées au fonctionnement des comités et commissions et la prise en compte de la révision de la mercuriale des prix pour les achats de biens et services.  Elargissement de l’assiette fiscale  En 2018, la mobilisation des recettes s’appuiera encore sur l’élargissement de l’assiette fiscale et la sécurisation des recettes. La circulaire appelle l’administration des impôts à rechercher des sources innovantes d’élargissement de l’assiette fiscale, à renforcement le dispositif de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, à adapter le système fiscal local pour une taxation optimale de l’économie numérique ainsi qu’à poursuivre la modernisation du dispositif de collecte de la taxe foncière.

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