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Bourse des valeurs régionale de Douala : Les étapes à franchir

Il est attendu la définition des conditions juridiques et techniques de la fusion de deux entités :

M aintenant que les chefs d’Etat de l’Afrique centrale ont pris la décision de transférer le siège de la Bourse régionale des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) de Libreville à Douala, quelles sont les implications attendues d’une telle démarche? La volonté de fusionner les deux bourses (la Douala Stock Exchange – DSX et la BVMAC de Libreville) a été concrétisée. Il faut désormais déterminer les conditions de transfert du siège de cette bourse. Il y a deux entités distinctes qu’il faut gérer : d’une part l’entreprise de marché à savoir la bourse elle-même et d’autre part le régulateur.  En ce qui concerne l’entreprise de marché, il y aura transfert du siège de la bourse des valeurs régionale à Douala. Mais, il y a des préalables juridiques et techniques à remplir. Au plan juridique, par exemple, il est question de fusionner les deux entités c’est-à-dire la BVMAC et la DSX. Quel sera le modèle de fusion ? Comment cela pourra être implanté ? Des réponses devraient être bientôt apportées à ces questions. Au plan technique, le système informatique et le mode de cotation, par exemple, devront être revus et modelés, pour répondre à la nouvelle donne. Sans oublier que cela va impliquer la création des agences ou des antennes dans chaque Etat-membre de la CEMAC. De fait, la bourse de Libreville et celle de Douala sont appelées à disparaître et laisser la place à la Bourse des valeurs régionale de Douala.  Au niveau du régulateur, la première implication est qu’on devrait s’attendre à ce que la Commission des marchés financiers (CMF) du Cameroun disparaisse aussi, pour laisser la place à la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Consumaf) dont le président est déjà désigné en la personne de Nagoum Yamassoum. Et à ce niveau, la Consumaf restera à Libreville. Et à partir de ce moment, il faudra faire une appropriation des règles existantes et à venir, règles fixées par le régulateur. Et c’est désormais la Consumaf qui va également délivrer les agréments aux prestataires de service et veiller au bon fonctionnement du marché dans son ensemble. Quant à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), elle va jouer le rôle de dépositaire central. Les tâches ont été bien définies à N’Djamena, le 31 octobre dernier: « Examinant la question du rapprochement des bourses des valeurs régionale et nationale, la Conférence a décidé de fixer le siège du régulateur du marché financier régional à Libreville et celui de la bourse des valeurs régionale à Douala. Elle a désigné la Banque des Etats de l’Afrique centrale comme dépositaire central ».  Dans leur fonctionnement, les deux places boursières avaient jusque-là chacune ses particularités. A Libreville, il y avait une très bonne organisation qui ne trouvait pas de champ d’application. Alors qu’à Douala, il y avait de l’activité, avec une certaine timidité. Laquelle situation ne permettait pas non plus un épanouissement du marché financier, avec seulement trois entreprises cotées ici. Dans cette fusion, il faudra donc capitaliser sur les forces des deux places boursières pour donner un coup de fouet au marché financier régional dont l’essor dépend désormais de la Commission de la CEMAC et de la banque centrale (Beac).

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