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Agro-alimentaire : Les maillons de la chaîne sollicités

Les besoins en personnel du secteur vont du choix des semis à la transformation des produits agricol

L es données du groupe de la Banque mondiale sont révélatrices du potentiel et de l’importance de l’agriculture dans l’économie locale. En 2015, selon cette institution, 54% de la population camerounaise vivait de l’agriculture. Cette agriculture qui pour l’essentiel demeure une agriculture de subsistance aura besoin de profils variés pour s’industrialiser. Du champ à l’usine, l’agro-alimentaire sera demandeur de plusieurs profils.  D’abord l’ingénieur agronome. Ce professionnel est un scientifique chargé d’optimiser les systèmes de production agricoles. En effet, sa connaissance des sols et sa maitrise des phénomènes climatiques sont des atouts pour de meilleurs rendements agricoles mais aussi pour le développement d’espèces résistantes aux maladies. Avec quelques notions en management et en gestion, l’ingénieur-agronome peut aussi être un exploitant agricole. Ce dernier est la personne en charge de la gestion d’une exploitation agricole. Il prend des décisions sur toute la chaîne de production, des semis à la commercialisation de la récolte. Le cas échéant, il pourra également décider sur certains aspects financiers et sur les biens de l’exploitation agricole. De même, le profil de conducteur de ligne de production est également recherché. Avec le développement de l’industrie agro-alimentaire, ces professionnels seront d’une aide précieuse. Ils veillent au bon déroulement de la production du choix de la matière première au conditionnement. Plusieurs structures étatiques offrent des formations pour prétendre à ces métiers et bien plus. Il s’agit entre autres de la faculté d’agronomie et de sciences agricoles de Dschang, des collèges régionaux d’agriculture ou encore des Ecoles techniques d’agriculture. La formation, qui va de deux à cinq ans coûte en moyenne 50 000 F par an.  

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