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Acquisition des normes : Ce que gagnent les entreprises

Au-delà d’un gage de qualité et de respect de bonnes pratiques, la normalisation représente un outil

L ’estampille NC ou ISO fait courir les entreprises. Chaque année, l’Agence des normes et de la qualité (ANOR) enregistre des centaines de demandes de normes. L’acquisition de ces normes nécessite de la part des entreprises, des investissements importants. Selon un responsable de la compagnie Hysacam, « l’acquisition de la norme ISO a été un lourd investissement pour l’entreprise. Nous avons mis sur place et observé un ensemble de procédure en vue de la satisfaction du client. Cela nous a valu d’obtenir la norme ISO 9001, gage d’un système de management de qualité ». Si le montant de la démarche n’a pas été donné, il n’en demeure pas moins qu’obtenir une norme demande d’important financement de la part des opérateurs économiques. Thierry Nyamen, promoteur de NT Foods, souligne en effet que, « La note est trop salée. Nous avons engagé des démarches en vue de l’acquisition des normes pour nos différents produits. Et la note que nous avons reçu de l’ANOR est très élevée : plus de 400 000 F pour une norme. Nous sommes cependant en pourparlers avec l’ANOR afin de voir dans quelles mesures nous pourrions bénéficier d’un rabais ». Cependant, une interrogation demeure : que gagnent les entreprises à certifier leurs produits et leurs services ? Pour Guy Rostand Engono Moro, spécialiste en gestion et finance, « la course à l’acquisition des normes par les entreprises participent d’une volonté de crédibilisation de ces dernières auprès de leur cible. Cet investissement qui rentre dans le cadre de la stratégie marketing d’une structure se rentabilise aisément par la possibilité de se positionner sur des segments de marché où ces normes sont requises ». Outre l’accès à de nouveaux marchés, la normalisation permet aussi la continuité de l’activité économique de l’entreprise. En effet, dans la panoplie de normes en vigueur au Cameroun, il y’en a qui sont obligatoires et dont le défaut pourrait entrainer la suspension de l’activité économique et par ricochet des pertes. Il s’agit, par exemple, de la norme NC 05 :2001-02 pour la qualité des eaux minérales. Mireille Bityé Mendomo, experte en marketing précise que ces normes sont souvent rendues obligatoires afin d’accompagner les politiques publiques dans certains secteurs, notamment celui du transport interurbain. Bien plus, la norme est un élément de compétitivité à l’heure où les barrières douanières se brisent progressivement pour permettre aux produits locaux d’aller à l’assaut des marchés étrangers.  

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