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Café Java et Dschang café : Deux nouvelles variétés à haut rendement

Mises au point par l’IRAD, elles sont hautement rentables et adaptées à l’environnement local.

Le café a porté au firmament le Cameroun à l’international ces trois dernières années. Le concours organisé par l’Agence pour la valorisation des produits agricoles (AVPA), lequel prime les cafés torréfiés à l’origine l’illustre à merveille. En plus du diplôme d’honneur qui est un prix spécial obtenu pour le  « café force 2 », l’Union centrale des sociétés coopératives agricoles de l’Ouest (UCCAO), avec son café moulu et torréfié  « Délice », a décroché le Gourmet d’or (premier prix) dans la catégorie « cafés puissants et aromatiques » en 2015 et en 2017. Le café de marque « Manunshi » produit dans le Noun a reçu en 2015, le Gourmet de bronze (troisième prix) dans la catégorie « Acidulés et aromatiques », et la marque « Ménage à trois » a brillé dans la catégorie « puissants » de 2015 à 2017.  Les milliers de dégustateurs professionnels venus du monde entier qui composent le jury ont à chaque fois apprécié « la force, la faible acidité, les arômes, la douceur, la saveur, le goût » et d’autres atouts du café « made in Cameroon ». En amont de ces récompenses, glanées dans trois catégories sur quatre ouvertes à la compétition, il y a l’amélioration des variétés culturales. A la station IRAD de Foumbot pour l’Arabica, ces nouvelles variétés qui tonnent sont « Java » et  « Jamaï ». Pour le Robusta, par bourgeonnement, on multiplie les meilleurs plants. Selon Jean Pierre Deumeni, chef du service de la recherche à la délégation régionale du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation de l’Ouest, « lorsque les techniques culturales sont bien respectées, on obtient des rendements d’environ 1200 kg de café marchand Arabica par hectare et 1500 à 2000 kg de café marchand Robusta à l’hectare. »  Outre les productions qui passent du simple au double, il y a la longévité qui est d’environ 60 ans pour la variété « Jamaï » et 20 ans pour « Java ». Comme l’explique ce chercheur de l’IRAD. « Ces variétés nouvelles produisent au bout de deux ans. Une révolution. Avec les anciennes variétés, c’est au bout de cinq ans qu’on commençait à voir les premiers fruits. » Ces variétés permettent un mixage entre les cultures de rente et les cultures vivrières. « Un espacement de cinq mètres en moyenne permet au planteur d’insérer d’autres cultures vivrières », souligne Jean Pierre Deumeni.  Les deux variétés ont déjà produit des résultats appréciables en quelques années. Selon les statistiques de la délégation régionale du Minader Ouest, avec 65 multiplicateurs et 1006,5 kg de grains, environ 14 millions (14 565 250) de plants semenciers de café Arabica ainsi que 535 000 boutures racinées de café Robusta ont été produits sous la supervision de l’IRAD et distribués aux planteurs au cours de la campagne 2016. Toujours l’année dernière, 4 575,33 tonnes de café Arabica ont été récoltées sur une superficie de 5 520,67 ha, et 12 524 tonnes de café Robusta sur un espace de 29 524 ha.

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