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Marbre : Quatre entreprises italiennes sous le charme

La mission économique que les patrons ont récemment effectuée dans notre pays a été conclue par des

Sur la liste des minerais dont regorge le sol camerounais, le marbre occupe une place de choix. Selon une étude menée en 2013 par l’Institut National de la Statistique (INS), le gisement de marbre de Bidzar dans la région du Nord est estimé à plus de 2,5 millions de tonnes. Actuellement, seule l’entreprise Rocaglia exploite ces pierres de construction pour la transformation sur place. En 2018, l’industrie de la marbrerie pourrait accueillir de nouveaux acteurs. Des Italiens en l’occurrence. Une mission économique italienne a séjourné à Yaoundé du 17 au 20 octobre dernier. Quatre entreprises opérant dans le secteur ont manifesté un réel besoin de s’installer au Cameroun. Leader mondial dans la production de machines et systèmes pour le traitement du marbre, du granit et du grès cérame, Pedrini SPA, faisait partie de la délégation.  Les opérateurs économiques italiens sont venus nouer des partenariats durables avec les acteurs locaux de la filière. De Yaoundé à Garoua en passant par Douala, les investisseurs italiens ont noué des contacts, se sont rendus sur des sites d’exploitation de marbre. Particulièrement des localités de Bidzar et de Mayo Boki dans la région du Nord, qui regorgent des pierres d’une éclatante beauté qui rentrent dans la fabrication du marbre. Une évaluation du potentiel de la localité de Mintom (région du Sud) a permis aux investisseurs italiens de se rendre également à l’évidence qu’il existe aussi une autre variété de pierres. Lors de cette prospection, ils ont discuté avec les responsables du Groupement inter-patronal (Gicam), des membres du gouvernement et des opérateurs économiques de la filière du marbre et BTP.  Les premiers fruits de ces échanges autours des opportunités d’investissement seront visibles d’ici 2018, à en croire Beatrice Paglialunga de Veronafière, représentante d’une entreprise italienne membre de la mission. De l’avis de Jean François Bassong, directeur général de Africa Technologies Transfer & Management (ATT-M), représentant de Veronafière en Afrique centrale, « l’Italie détient un savoir-faire séculaire dans les domaines variés, qu’il s’agisse des BTP ou de la marbrerie. C’est un avantage de travailler avec des investisseurs de cette envergure qui ont une expérience accumulée depuis des siècles ». Pour le Dr Joseph Victor Hell, géologue et directeur de l’Institut de recherches géologiques et minières (IRGM), le Cameroun regorge d’un énorme potentiel dans les pierres de construction. « Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest vous trouverez du granite, du gneiss, du schiste, de la pierre calcaire qui rentre dans la fabrication du marbre », relève le géologue. « Il y a donc matière à investir pour tout potentiel entrepreneur. Car, la marbrerie est une industrie qui n’est pas développée au Cameroun. La seule industrie [Rocaglia] qui existe se trouve dans la région du Nord », souligne le directeur de l’IRGM Joseph Victor Hell.

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