loader

Développement de l’aquaculture : Plus de 10 000 acteurs à encadrer

Créé en 2014, le Programme national de développement des activités halieutiques (PNADAH), veut donne

Le PNADAH se prépare à rentrer dans sa phase de mise en oeuvre. D’une durée prévisionnelle de sept ans dont deux années de phase pilote, ce programme mis sur pied par la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts (CAPEF), veut changer les pratiques pour un meilleur rendement du secteur de la pêche et de l’aquaculture au Cameroun. La seconde phase qui est dite imminente comprend plusieurs composantes dont le développement des activités d’intervention, l’accompagnement des acteurs sur le terrain, la coordination et la gestion du programme ainsi que sa stratégie globale de mise en oeuvre. L’objectif étant de « contribuer au développement durable d’une pêche et d’une aquaculture profitables et capables d’évoluer dans un environnement promouvant l’esprit d’entreprenariat et la professionnalisation, [ceci] afin d’augmenter la contribution de ces deux filières à l’économie nationale, à l’emploi et à la sécurité alimentaire », précise le document-cadre du programme. Le PNADAH ambitionne ainsi d’encadrer pour sa première année de déploiement, 10 000 acteurs du secteur de la pêche et de l’aquaculture et 1000 entreprises. Un nombre qui devra croitre de 10 à 25 % par an jusqu’à la fin du programme. Concrètement, il s’agira de renforcer les capacités des acteurs, d’améliorer la compétitivité des entreprises et des emplois, de proposer des instruments d’accompagnement financier, de fournir une assistance technique aux acteurs, de promouvoir et de vulgariser les technologies, la transformation et la conservation des produits halieutiques, etc.  Par ailleurs, la mise en oeuvre du PNADAH se fera dans les 10 régions du Cameroun. Baba Malloum Ousman, coordonnateur national du PNADAH soutient en effet que « partout il y a de l’eau, et partout on peut pratiquer soit la pêche, soit l’aquaculture ». Toute chose qui contribuerait à augmenter l’offre nationale en produits halieutiques.  Selon les données du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, les besoins du Cameroun en produits halieutiques sont estimés à 400 000 tonnes par an pour une production qui oscille autour de 180 000 tonnes. Cependant, selon notre interlocuteur,« le programme accuse un léger retard par rapport au calendrier prévisionnel. Du fait notamment de la mobilisation des financements qui est en bonne voie ». Le budget prévisionnel du programme étant estimé à 1,8 milliard de F.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles à lire ...


Après les travaux préliminaires débutés e...


Le 30 octobre dernier à Yaoundé, les experts de la douane de l’Afrique centrale et de l’Ouest se sont séparés après deux jours d’échanges et de réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique, à l’aube de la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). L’élaboration des premiers contours du plan stratégique triennal 2019-2022 en vue de faciliter les échanges en est la principale résolution. L’option de la mutualisation des forces, à travers entre autres, l’harmonisation des régimes douaniers et la nu...


La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA) tire la sonnette d’alarme. Le chiffre d’affaires des promoteurs des PME de la place est en baisse selon une récente étude réalisée en mars et avril derniers, disponible sur son site Internet. Sur un échantillon de 241 PME, 44,59% des chefs d’entreprises consultés dans le cadre de l’enquête baromètre 2018 reconnaissent une baisse de chiffre d’affaires en 2017.

L’enquête révèle en outre que les artisans ont été les plus affectés (65%) du fait des condition...