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Comment atteindre la perfomance

Développer une culture entrepreneuriale, évoluer en clusters ou en associations, saisir les opportun

Entre le chef d’entreprise blasé et l’entrepreneur performant, il n’y a parfois qu’un pas. Au-delà d’un ensemble d’aptitudes, le chef d’entreprise doit évoluer dans un écosystème lui permettant de donner le meilleur de lui-même.  Développer une culture entrepreneuriale  Nourrir une vision pour son entreprise est à la base de l’aventure entrepreneuriale. Pour William Elong, fondateur de la start-up camerounaise Will&Brothers qui ambitionne de fabriquer des drones à l’échelle continentale, l’une des difficultés auxquelles se heurtent les entrepreneurs locaux est le manque de vision. « Il y a un problème dans la vision. Créer une startup africaine ne signifie pas créer une start-up bloquée sur l’Afrique. Le monde est vaste », soutient-il. Or, justement, l’entrepreneur performant se définit par sa vision, l’impulsion qu’il donne à son entreprise, sa volonté et l’obstination, l’endurance physique et mentale, la capacité de décision, le sens des contacts, la capacité d’organisation, la prise de risques calculés, entre autres.  Professionnaliser le management  Le business-plan est la boussole du navire entrepreneurial. Ce document consigne les objectifs d’un individu ou d’une entreprise ainsi que les moyens pour les atteindre. Dans ses séances de coaching en montage de projets, le Dr. Réné Yatcho Nyaben, économiste, se plaît à rappeler que la finalité d’un projet est de résoudre un problème en transformant une situation contraignante en une situation favorable. Le projet vise aussi à capitaliser des opportunités d’affaires, à satisfaire un désir, un rêve ou un besoin ou alors à améliorer le climat social. Par lui, l’entrepreneur est conscient des opportunités et difficultés qui pourront se dresser sur son chemin. Par ailleurs, l’entrepreneur peut avoir recours à des techniques de management telles que la méthode Kaizen pour favoriser les gains de temps, réduire jusqu’à 20% la consommation d’énergie électrique, entre autres. L’entrepreneur Olivier Madiba dont la start-up Kiro’o games est l’une des lauréates du concours « Startupper de l’année 2016 » de Total a lancé le Kiro’o Rebuntu, une méthode qui lui a permis de lever des financements de 130 millions de F entre 2013 et 2015 et partage son expertise avec des porteurs de projets.  Cibler des niches  La compétitivité exige non seulement la performance, mais aussi l’originalité. De plus en plus d’entrepreneurs embrassent des secteurs innovants comme l’industrie des jeux vidéos, la fabrication d’équipements technologiques… Le High Tech Centre de l’Ecole nationale polytechnique de Yaoundé (ENSP) par exemple donne vie aux idées novatrices des entrepreneurs pour aider à l’industrialisation des entreprises. Il propose des technologies comme le dessin assisté par ordinateur et l’impression 3D pour reproduire des objets à partir d’un dessin et à leur donner vie après impression. Des techniques comme la pneumatique qui permet le déplacement automatique des objets grâce à l’air s’utilisent en industrie pour déplacer ou faire coulisser des bouteilles à remplir dans une brasserie ou des savons à empaqueter dans une savonnerie par exemple. La mécatronique, autre technique industrielle enseignée dans ce centre, consiste à utiliser simultanément la mécanique, l’électronique, l’automatique et l’informatique pour concevoir des produits. Elle optimise la fonctionnalité d’un produit, améliore sa qualité, réduit le temps de production... Les grands clients de ces matériels se retrouvent dans l’automobile, l’aéronautique, l’éolien, les industries chimiques, le machinisme agricole, la médecine ou les travaux publics.  Se regrouper en organisations professionnelles  Les clusters sont des réseaux d’entreprises majoritairement constitués de PME et de TPE qui se retrouvent sur un même créneau de production et dans une même filière ou secteur d’activités. Ces regroupements permettent d’augmenter le chiffre d’affaires et l’efficacité des entreprises réunies. Trois clusters à fort potentiel ont déjà été formés. Notamment la « Cameroon wood cluster » qui regroupe des PME exerçant dans la transformation de bois dans la région du Centre. Pour ce qui est de la transformation agro-alimentaire, les PME des régions du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord se sont regroupées en clusters notamment le « Farot coop cluster » et le Rinaya (Riz naturel de Yagoua). Dans le secteur des BTP, les entreprises ambitionnent de créer des agrégats d’entreprises spécialisées en génie civil, génie mécanique et autres pour mutualiser leurs compétences et favoriser leur accès au marché.

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