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Alternative : Chips de bois pour énergie moins chère

Associant économies et écologie, Powercam propose de débiter des produits forestiers pour faire tour

Les calculs du groupement d’intérêt économique Powercam indiquent clairement la révolution que devrait opérer la Green Energy Wood Chips (Gewc). Une technique-offre qui recourt à des chips (copeaux de bois) et des plaquettes forestières sèches (PFS) pour fournir de l’énergie aux industries notamment. En comparant les consommations actuelles et futures d’une grande entreprise de l’agroalimentaire par exemple, l’on obtient une facture de 282 millions de F par an pour une alimentation au gazole et 99 millions de F pour produire les mêmes quantités de marchandises durant une année à l’aide de chips de bois. Les comptes devraient inciter les industriels à essayer rapidement cette solution nouvelle pour laquelle les études de faisabilité sont prises en charge par l’offreur ; le crédit-bail permettant une installation sans grandes dépenses pour l’acquéreur. Mais les promoteurs de Powercam n’attendent pas qu’on vienne à eux. Ils ont entrepris de sensibiliser les principales sociétés industrielles de Douala. Quelques-unes vont tenter l’expérience. « On pourra commencer avec des volumes de 50.000 tonnes fournies aux clients déjà contactés », annonce Jean-Michel Job, l’un des administrateurs de Powercam qui souligne l’adaptabilité de la méthode Gewc dans les usines approvisionnées par le gaz ou le gazole. « Cela représente en moyenne 50 à 70 % d’économies selon les cas », précise le patron en promotion. Autres avantages pour les entreprises soucieuses de leur impact environnemental, les promoteurs du Gewc assurent que chaque arbre coupé pour fabriquer le carburant bio est remplacé. Mieux, la combustion totale du bois débité évite des émissions de carbone et de fumée. Une manière d’adaptation aux grands mouvements de capitaux que l’on observe dans les milieux d’affaires et industriels vers les énergies renouvelables. « Ce sont des milliers de milliards de francs investis », estime M. Job. D’après diverses statistiques, Douala aurait besoin de 900.000 tonnes par an de chips de bois pour ses industries. Un besoin inscrit dans une courbe de croissance générale car la demande en énergie devrait grandir de 90% entre 2012 et 2025.

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