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Recyclage: Une tuile qui tombe bien

Proposée par Bocom Recycling, elle annonce une meilleure couverture des toits et la récupération des

Le plus que revendique prioritairement l’ « Eco tuile » de Bocom Recycling, c’est d’avoir adapté une création aux réalités locales. En somme, la montagne grandissante des déchets plastiques trouvera dans la fabrication de cette couverture des constructions – à laquelle il faut ajouter une production similaire de pavés– une solution de recyclage. « Il nous fallait maîtriser le processus de fabrication, afin d’éviter que la volonté de résoudre un problème de pollution ne soit pas exécutée en créant d’autres pollutions », explique Fidèle Nguela, directeur général de Bocom Recycling. La tuile est donc fabriquée à partir de la technique de l’extrusion, qui ne brûle pas le plastique issu de collectes d’éboueurs indépendants ou plus rarement professionnels. L’extrusion permet autant de lui conserver les coloris que les fabricants souhaitent. Mais l’entreprise qui a étudié les modalités de cette innovation et propose au bout de dix ans les premiers modèles à commercialiser, n’en a pas moins des visées de profit. Bocom Recycling vend ces tuiles au prix de 8000 F le mètre carré. Si on peut trouver moins cher sur le marché, les tuiles en béton notamment (6500 F), Fidèle Nguela parie sur le rapport qualité-prix : « En comparaison, il n’y a pas match. Inoxydable, la nôtre vivra des siècles. Elle est incassable au contraire des autres types qui peuvent s’effriter, se tordre ou se dégrader... » Tous les comptes et évaluations ne sont pas encore faits à cet égard, pourtant Bocom Recycling voit sa tuile comme le futur recours des ménages ou des entreprises qui construisent, quelle que soit leur bourse. Pour cela, il faudra encore populariser la distribution dont l’usine de l’entreprise dans la zone industrielle de Bonaberi à Douala demeure le principal point de vente. C’est à partir de là que seront rentabilisés les centaines de millions investis dans un projet où Bocom Recycling s’estime en droit d’obtenir des appuis publics, au regard du bénéfice environnemental de l’activité. « Nous disposons d’une chaîne productive qui a coûté 150 millions de F à elle seule. Sans compter les travaux d’experts internes et externes de la Mipromalo (Mission de promotion des matériaux locaux, Ndlr) et du Labogénie pour labéliser le produit », résume M. Nguela.

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Commentaires

  • avatar
    7months ago

    S'il vous plaît, pouvez vous brièvement détailler le processus ?

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