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Recherche: 17 nouvelles variétés de haricot

Cette trouvaille et bien d’autres prouesses déjà réalisées contribuent à la création de la richesse

Au commencement, était le consommateur. Et peu importe le bout de la ficelle qu’on prenne, il a, en fin de compte le dernier mot. Faut-il en déduire que la désaffection dont souffrent les rares produits locaux présents dans les rayons des grandes surfaces, vient d’une aversion pour le « made in Cameroon » par les Camerounais eux-mêmes ? Pas si sûr. L’intérêt pour les produits nationaux est certain, et a maintes fois été éprouvé lors des foires économiques où ils sont présentés, et les points de vente où ils sont commercialisés. Mais les écueils pour que ce mariage de coeur fasse des petits, sont au moins de trois ordres. Nous les résumerons dans le triptyque Protection – Promotion – préférence nationale (ou patriotisme économique) Protection Faute de pouvoir rattraper le gap de qualité face aux produits venant d’Europe notamment, les produits locaux doivent améliorer leur compétitivité, qu’il s’agisse de la présence en rayons ou des prix pratiqués. Pour les plus performants, la distribution se concentre souvent à Douala et Yaoundé, dans un nombre limité d’espaces, laissant le reste du pays (65% de la population et donc des consommateurs) à la merci des produits étrangers. Près de 75% des produits de consommation courante dans le grand Nord viennent du Nigéria par exemple. Mais pour y arriver, outre des investissements conséquents, les pouvoirs publics ont un rôle primordial à jouer. L’Etat dispose en ce sens de plusieurs cordes sur lesquelles jouer. Une fiscalité plus favorable pour les locaux, l’intervention auprès des établissements bancaires pour faciliter l’accès aux crédits, des aides financières et juridiques etc. Le protectionnisme n’est pas un gros mot ! Même dans les sociétés occidentales chantres du libéralisme économique, la tendance est à la protection des producteurs locaux, et de l’emploi subséquent. Promotion Mais il y a ensuite la question du marketing même autour de nos produits. Des communications trop timides sur les produits « made in Cameroon », une présence dans les rayons quasi anonyme, une absence remarquée des évènementiels d’envergure, voire un manque de créativité dans la promotion des produits, qui ne font que rarement vibrer la fibre national. Préférence Enfin, le choix préférentiel du local avant l’importé, demande aussi l’adoption par les consommateurs, d’une certaine culture du « patriotisme économique ». Se défaire des préjugés sur la qualité de ce qui est fabriqué sur place : même en l’absence de normes, les produits de qualité existent. A qualité égale privilégier le local même s’il est légèrement plus cher, car l’argent ainsi payé reste dans l’économie locale.

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