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Produits chimiques dangereux : à l’assaut des poches de résistance

La stratégie nationale, rappelée le 18 septembre dernier lors de la journée internationale pour la p

Sur 80 produits chimiques, équipements et appareils dont la mauvaise utilisation entraîne l’appauvrissement de la couche d’ozone, seuls cinq sont utilisés au Cameroun. Il s’agit des chlorofluocarbures (CFC), des halons utilisés dans les extincteurs, du bromure de méthyle utilisé comme pesticide agricole, des solvants contenant du tétrachlorure de carbone utilisé dans plusieurs applications et des hydrochlorofluorocarbones (HCFC) utilisés dans le secteur du froid et de la climatisation et dans les solvants. Ces produits se retrouvent généralement dans des équipements et des substances comme les réfrigérateurs, les congélateurs, les extincteurs, les pesticides, etc. Depuis la signature et la ratification du protocole de Montréal (Canada) en 1987 jusqu’en 2010, le Cameroun a pu éliminer 99% de toutes ces substances, à l’exception des HCFC. Selon le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded), Hele Pierre, cette dernière catégorie est éliminée à hauteur de 20%, a-t-il déclaré le 18 septembre dernier à Yaoundé, lors de la célébration de la journée internationale pour la protection de la couche d’ozone. Le ministre rassure que des mesures sont prises par le Cameroun pour mitiger les effets de ce produit sur la couche d’ozone. Notamment la création de 15 centres de récupération et de deux laboratoires d’universités dotés d’une technologie de pointe dans le secteur du froid et de la climatisation, la remise aux techniciens phytosanitaires des équipements de pointe pour l’utilisation de la phosphine (gaz constitué d’hydrure de phosphore) comme alternative au bromure de méthyle. Il faut y ajouter la formation des techniciens de froid et climatisation sur les meilleurs pratiques de gestion des substances appauvrissant la couche d’ozone, le renforcement des capacités des inspecteurs de l’environnement et des douanes sur le contrôle des équipements et substances entrant dans le pays. William Lemnyuy, sous-directeur de la gestion des déchets des produits chimiques, toxiques et dangereux au Minepded explique par ailleurs que le gouvernement impose des visas techniques au niveau de l’importation des équipements ou substances. Des actions de terrain sont en outre menées pour se rassurer que les entreprises vendant ces produits les récupèrent et procèdent au recyclage pour qu’ils ne soient pas libérés dans l’atmosphère. 99% Le taux d’élimination des produits appauvrissant la couche d’ozone par le Cameroun.

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