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NAZ: Construction une affaire bâtie sur du fer

Après la chaudronnerie, la soudure où elle s’est distinguée, cette Pme pense à diversifier ses activ

Qu’est-ce qui lie l’analyse médicale, la communication événementielle, la logistique, l’exploitation du bois des forêts et la construction métallique ? Rien a priori. Sauf à se faire raconter l’aventure d’une Pme nommée NAZ Construction, créée à Douala il y a cinq ans. Deux jeunes gens, frère et sœur, employés, avaient décidé d’associer leurs compétences acquises parfois auprès du même employeur et gagner pour leur propre compte ce qu’ils faisaient encaisser par d’autres entrepreneurs. C’est ainsi qu’est née cette entreprise dont l’enseigne actuelle est marquée : établissement spécialisé dans les constructions métalliques. Sarah Laure Ndongho, son directeur général, traîne derrière elle une dizaine d’années d’expérience professionnelle qui se sont combinées pour permettre à NAZ de tenir la route. L’association de son savoir-faire de commerciale à celui de son logisticien de frère et non moins partenaire a matérialisé l’idée. L’entreprise, aujourd’hui, fournit pour l’essentiel des services de construction d’équipements à base de métal comme des hangars commerciaux, des plaques publicitaires, des accessoires de véhicules utilitaires, etc. « Pendant que je travaillais pour d’autres, j’ai rapidement compris que je devais et pouvais m’établir à mon propre compte. Mon cadet aussi. J’ai donc commencé par me former théoriquement en matière de chaudronnerie, en plus d’accumuler des expériences techniques de terrain», explique la jeune patronne. Sortie progressivement de ses relations de salariée, puis d’apporteuse d’affaire rémunérée par négociation, elle décroche un premier marché chez un client prestigieux: Tractafric, un vendeur de machines mécaniques et de véhicules industriels. La clef du contrat, qui lui a permis de prendre la place d’un grand opérateur du secteur, à en croire Mme Ndongho, c’est l’adaptabilité aux besoins. « Quand on est une grande entreprise, on n’a pas le moyen de voir aisément ce qui se passe en bas. Les commerciaux vous disent ce qu’ils veulent bien vous dire. Or moi, j’étais sur le terrain et j’ai montré que je pouvais faire mieux en alliant qualité et rapidité dans le service », commente-t-elle. On peut croire que sa démarche a convaincu car elle y est encore, chez « Tractafric » à fournir pare-buffles, tôles de blindage qui protègent les moteurs de camions, etc. Naturellement, la petite affaire a grandi. Des clients comme Touristique Express, l’une des plus grosses compagnies de transport par autocars, « Biopharma » le fabricant de produits cosmétiques, Sassel, producteur de sel, des particuliers… la liste des clients s’est allongée et ne la satisfait pas pour autant. « On pouvait faire mieux s’il était possible d’avoir accès au crédit à des taux de loyer acceptables », estime Sarah Laure Ndongho. La businesswoman est tellement convaincue de cela qu’elle n’a même pas fait la démarche de solliciter des concours des établissements ou programmes dédiés à de jeunes entreprises comme la sienne : « Il vaut mieux ne pas rêver. La déception fera plus de dégâts que le recours aux moyens habituels. » Parole de femme active, formée à réaliser des analyses médicales et qui s’est retrouvée à bâtir des charpentes métalliques. 108 C’est le nombre d’entreprises exerçant dans la branche ouvrage métalliques, appareils électriques et matériels de transport. Selon l’INS, 100 sont des PME  

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